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Written by carobookine on 16 janvier 2019

Le cimetière des mots doux – Agnès Ledig – Frédéric Pillot

6-9 ans . Coup de coeur

Auteur : Agnès Ledig

Illustrateur : Frédéric Pillot

Genre : Album jeunesse – dès 5 ans

Nombre de pages : 36

Éditions Albin Michel jeunesse (2 janvier 2019)

Eh bien oui, en lisant un album jeunesse de 36 pages, j’ai pleuré. L’émotion m’a prise à la gorge en un millième de seconde quand j’ai compris que j’avais déjà entendu parler d’Annabelle et de Simon. Et même de Thomas, son grand frère. 

Les larmes ont d’ailleurs redoublé lorsque je suis arrivée sur la double page représentant une fille de dos, face à une montgolfière rouge qui s’envole au dessus de la vallée… vous comprenez vous aussi ?

Je remercie les Éditions Albin Michel Jeunesse pour la lecture de ce livre qui s’adresse à nos enfants. D’ailleurs je viens de le lire seule mais je le relirai ce soir avec les miens.

Il aborde avec douceur et poésie des sujets lourds comme le deuil, la maladie et la souffrance de perdre l’être aimé. Même enfant. Et ce n’est pas parce qu’on est enfant qu’on n’est pas capable de comprendre. Car la mort fait partie de la vie et qu’elle peut toucher à tout âge. 

Le cimetière des mots doux, c’est l’histoire de deux amis : Annabelle et Simon. Mais Simon est atteint d’une leucémie et il ne vient plus à l’école. Plus les jours passent, plus il manque à Annabelle. Terriblement. Jusqu’au jour où on comprend qu’il ne viendra plus. Et là, le pouvoir des mots prend tout son sens.  

Heureusement que les illustrations de Frédéric Pillot sont lumineuses !
Heureusement que la plume d’Agnes Ledig est toujours aussi bienveillante et sensible !
Et heureusement pour nous, Le cimetière des mots doux est leur deuxième album réalisé à quatre mains !
J’espère bien qu’il ne sera pas le dernier car il y a tellement d’empathie dans leurs productions que je pleurerais bien volontiers une autre fois encore. 

À offrir à tous les enfants concernés par la mort d’un proche, ou ceux avec qui on a envie d’aborder la vie en général pour leur apprendre, en toute honnêteté mais néanmoins avec délicatesse, les épreuves auxquelles il leur faudra forcément faire face. Et leur donner un petit quelque chose pour laisser s’exprimer leurs émotions, tout en gardant le sourire et une lueur d’espoir pour continuer à vivre. Avec gaieté. 

 

Présentation du roman aux Éditions Albin Michel Jeunesse

 

A propos des auteurs :
Agnès Ledig exerçait le métier de sage-femme quand elle a publié son premier roman, Marie d’en haut (2011). En 2013, il est suivi par Juste avant le bonheur chez Albin Michel, succès de librairie couronné par le prix des Maisons de la Presse, puis 4 autres romans, traduits en douze langues. Adulée par son public, elle a publié Dans le murmure des feuilles qui dansent au printemps 2018. Après Le Petit Arbre qui voulait devenir un nuage (avec F. Pillot) en 2017, Le Cimetière des mots doux est son 2ème album pour enfants.

Site de la romancière.

Frédéric Pillot est né à Hayange, en Moselle. Après des cours avec Claude Lapointe aux Arts décoratifs de Strasbourg, il publie des albums historiques, puis des BD chez Glénat, Delcourt ; il travaille dans la publicité et la presse (Milan) et ses talents multiformes lui permettent une grande diversité de créations (série Raoul Taffin, romans). Peintures acryliques, ou comme ici aquarelles et crayons, Frédéric Pillot manie ses outils avec dextérité. Edmond chez Magnard conforte son succès, installé par les Lulu Vroumette (18 titres) avec Daniel Picouly.

Tags: Agnès Ledig, Albin Michel Jeunesse, amitié, amour, deuil, émotion, enfant, Frédéric Pillot, mort, mots, vie

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carobookine

De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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