Qui ne se plante pas ne pousse jamais – Sophie Tal Men

Auteur : Sophie Tal Men

Genre : Littérature française

Nombre de pages : 288

Éditions Albin Michel (27 février 2019)

« A la Sainte Catherine, tout bois meurt ou prend racine ». 

C’est ce qu’indique la feuille de l’almanach sur la table de nuit de Jacqueline alors qu’elle apprend qu’elle est malade. Alors, elle plante dans son jardin un petit saule qui, plus tard, pourra veiller sur elle. 

Si les médecins sont incapables de lui donner une notion de timing, elle sent que la fin est proche. Mais avant de partir, cette grand-mère pétillante qui a toujours croqué la vie à pleines dents se donne une mission : réunir celui qu’elle considère comme son petit-fils, Alexandre (interne aux urgences de Quimper), et sa petite fille, Margaux (qui travaille avec son père dans la chocolaterie familiale), en leur faisant ouvrir les yeux sur la vie qu’ils mènent. 

Je remercie la romancière pour sa chaleureuse dédicace et les Éditions Albin Michel pour la lecture du nouveau roman de Sophie Tal Men.

«La vie, c’est comme une boite de chocolats. Alors, pourquoi se priver ? Croquez-là à pleines dents.»

Voilà la devise de Jacqueline. Elle m’a bien plu cette Jacqueline, sa joie de vivre et son goût du bonheur. Ses petites coquetteries, ses bonnes formules et surtout sa malice pour essayer d’inculquer à ces deux êtres auxquels elle tient plus que tout qu’il faut écouter son coeur et son corps pour filer droit. Profiter de la vie. Carpe diem.

Car finalement, on a beau avoir reçu la meilleure éducation, avoir été aimé dans sa jeunesse, avoir bénéficié de tendresse, chacun se construit selon ses envies et le but qu’il donne à sa vie.
Approchant la trentaine, Alexandre est engagé dans un mariage un peu précipité tandis que Margaux parcourt le monde pour oublier un passé douloureux. Indépendamment des relations qu’ils entretiennent aujourd’hui avec Jacqueline, ils se sont perdus de vue. Et, à ses yeux, c’est bien dommage. 

Ainsi, des falaises du Cap Fréhel aux ruelles sombres de Trinidad, en passant par Quimper, Paris, Bruxelles et même le Canada, Sophie Tal Men nous conte l’histoire de ces deux êtres que tout a fini par opposer alors qu’ils étaient si proches enfants.
Avec un brin d’humour, une bonne dose de légèreté, et une foultitude de bienveillance, la romancière aborde des sujets importants : quels sont les liens qui nous unissent, où puise-t-on des forces pour aller de l’avant, en quoi nos échecs nous font-ils grandir ?… 

Et le plus agréable dans tout ça, c’est la perpétuelle odeur de chocolat qui vous titille les narines car, entre les tartines de pain beurré parsemées de chocolat en poudre, le chocolat chaud, le kalouga de Jacqueline, les ballotins de chocolat et les recettes à base de chocolat, on n’a qu’une envie : en acheter et dévorer ! Ah si, vraiment. Dans le livre, le chocolat, c’est la drogue de Margaux. Eh bien, moi, personnellement, je suis devenue addict ! Comme une folle envie de manger du chocolat et d’apaiser les coeurs de ceux qui m’entourent avec ce remède miracle. 

 

Présentation du roman aux Éditions Albin Michel

 

A propos de l’auteur :
Sophie Tal Men est neurologue à l’hôpital de Lorient. Qui ne se plante pas ne pousse jamais est son quatrième roman.

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