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Written by carobookine on 6 novembre 2017

Le Festival Sans Nom #3 – Bilan

Salons

La 5ème édition du Festival Sans Nom s’est clôturée le dimanche 22 octobre 2017. L’occasion pour moi de revenir sur ma participation cette année.

En 2017, j’ai intégré le comité d’organisation qui travaille toute l’année à la préparation du Festival. Une équipe de passionnés qui se réunit régulièrement pour rendre toujours plus attractif ce grand événement Polar dans l’Est de la France.

 

Pour cette 5ème édition, placée sous le thème des faits divers, j’aimerais vous faire mon compte-rendu en 5 points :

1. Les auteurs :

S’il y avait un auteur que j’attendais avec grande impatience, c’était bien notre parrain, Olivier Norek. Un auteur que j’ai découvert cette année, que j’affectionne particulièrement et que j’admire pour l’écriture de son dernier roman, Entre deux mondes.

Nicolas Lebel, notre lauréat du 1er Prix littéraire du Festival Sans Nom pour lequel j’ai fait partie du jury et dont le dernier roman, De cauchemar et de feu, m’avait happée.

Sandrine Collette, dont j’avais A-DO-RE Les larmes noires sur la Terre et que j’ai eu la chance d’interviewer en duo avec Cloé Mehdi pour Rien ne se perd. Deux femmes, deux romans noirs avec une lueur d’optimisme (si, je confirme), deux claques. Merci mesdames.

SIRE CEDRIC, dont j’avais tellement entendu parler et que j’ai eu la chance de rencontrer en petit comité. Un homme très sympathique, drôle et avenant dont j’ai dévoré le dernier roman, Du feu de l’enfer.

Dominique Maisons, que j’ai découvert sur le fil avec On se souvient du nom des assassins, et dont j’ai fortement apprécié l’échange lors de l’apéro-littéraire.

Jérôme Loubry, primo-romancier que je n’ai pas encore lu mais sa participation au petit-déjeuner des blogueurs m’a convaincue de le lire rapidement.

Karine Giebel, avec qui j’ai eu la chance de discuter de ses dernières nouvelles terrifiantes (parues dans 13 à table) lors d’un déjeuner – et qui m’a assuré que la nouvelle de cette année était prometteuse !

Et bien sûr, tous ceux avec qui je n’ai pas eu l’occasion de discuter en privé mais qui ont contribué au succès de cette édition, écrivains reconnus comme ceux qui feront le polar de demain.

 

2. Les lecteurs :

Pour ma 1ère participation au Festival, je ne savais pas à quoi m’attendre en terme de participation. Quelle n’a pas été ma surprise de voir du monde dès l’ouverture et sans discontinuer jusqu’à 18 heures !…

La fidélité du public n’est plus à prouver. La salle de dédicaces n’a pas désempli de la journée, les interviews et tables rondes se sont tenues devant un public enthousiaste et voir toutes ces piles de livres au centre de la pièce… quel bonheur de lectrice !

 

Dès la soirée d’inauguration, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de tous ceux qui ont contribué à l’existence du Festival : partenaires, acteurs locaux mais surtout les dix membres du jury du 1er Prix du Festival avec qui nous avions partagé nos avis sur les titres en lice via réseaux sociaux pendant plusieurs mois.
Cette fois, je rencontrais en vrai ceux qui venaient de loin : Geneviève, Nathalie, David, Michael et Frédéric ! Et même si nous n’avons pas pensé à faire une photo de groupe, je peux vous dire que la fine équipe était ravie d’être (presque) au complet (Léa…). Merci Yvan pour ton super discours, personnalisé, drôle et touchant.

 

Le samedi matin, j’avais la chance de participer à un petit-déjeuner blogueurs/auteurs/éditrice, en présence de SIRE CEDRIC, Jérôme Loubry et Caroline Lépée (éditrice chez Calmann-Lévy).
On aurait peut-être dû faire un tour de table pour savoir à qui on s’adressait mais entre deux cafés renversés, je suis contente d’avoir pu faire votre connaissance, vous les serial-blogueurs-lecteurs 😉

 

3. Le lieu et l’ambiance :

Pour la 1ère année, le Festival se tenait en un seul et même lieu : la Société Industrielle de Mulhouse. Un écrin prestigieux pour accueillir un événement populaire et chaleureux, à l’image de ses auteurs et de ses visiteurs.

Précisons simplement qu’en plus de notre plaisir de lecteur, la SIM a l’avantage de nous faire garder la ligne grâce à ses nombreux escaliers dont la montée des marches m’a valu quelques courbatures le lendemain matin…

Les photos parlent d’elle-même, le lieu était majestueux. Si on y ajoute des auteurs disponibles, drôles et souriants, des organisateurs heureux, des lecteurs nombreux et enthousiastes… Autant vous le dire tout de suite, cette année, le Festival Sans Nom a connu une ambiance exceptionnelle !

Merci à vous tous qui y avez contribué franchement. Pas de chichis. Embrassades et connivence étaient à l’honneur pour faire de cette fête du livre une réussite à tous les niveaux.

 

4. Les animations :

Rien de tel que de multiplier les activités pour toucher un public varié. Ainsi, en plus des dédicaces, interviews, tables rondes et conférences, le Festival proposait un atelier d’écriture animé par Nick Gardel, un atelier Photos booth tenu par Marie et Grégory, des lectures enfantines lues avec brio par Myriam Weill, un concert de musique de chambre par l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, un ciné-concert

et…

 

5. L’apéro-littéraire :

J’ai l’habitude d’organiser des apéros-littéraires, de présenter des livres et d’échanger avec vous, lectrices et lecteurs fidèles ou nouveaux, en recherche d’idées de lecture. Mais alors là, j’avoue, j’ai vécu un apéro-littéraire extraordinaire !

Nous avons ri (beaucoup), nous avons été émus (beaucoup aussi) mais surtout nous avons passé un moment extrêmement convivial entre lecteurs.

Grand merci à Olivier Norek Officiel et à Dominique Maisons pour leurs réponses à nos questions « sans filtre » et leur sincérité.

Merci à Yvan, Emotions – Blog littéraire et musical, pour avoir coanimé cet événement et prodigué ses conseils de lecture.

Enfin, je remercie chaleureusement toutes les personnes présentes à l’événement, merci pour votre participation active. C’était un régal !

Pour conclure, je vous dirais que toutes les photos sont déjà en ligne sur la page Facebook du Festival.

Alors voilà, si vous avez aimé participer au Festival cette année, ou si mon petit bilan vous a donné envie d’y venir l’année prochaine, notez vite les dates dans votre agenda : le Festival Sans Nom 6ème édition se tiendra les 20 et 21 octobre 2018 !

 

Crédits photos : Marie Soehnlen et Gregory Tachet pour le Festival Sans Nom. Merci, elles sont magnifiques !

Tags: Dominique Maisons, festival, Mulhouse, Nicolas Lebel, polar, policier, roman, Sire Cédric, suspens, thriller

4 comments

  • La Rousse Bouquine has written: 9 novembre 2017 at 13 h 54 min Répondre

    Pour travailler sur l’organisation de nombreux salons toute la journée, ton article me fait forcément bien sourire !

    • carobookine has written: 10 novembre 2017 at 9 h 58 min Répondre

      Mais est-ce qu’il te donne envie de venir à Mulhouse l’année prochaine ? 😉 Bises

  • Yvan has written: 6 novembre 2017 at 21 h 13 min Répondre

    Que de souvenirs inoubliables ! 😉

    • carobookine has written: 6 novembre 2017 at 22 h 11 min Répondre

      Exactement ! De ceux qui font du bien 😉

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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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