Des noeuds d’acier – Sandrine Collette

Auteur : Sandrine Collette

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 272

Éditions Denoël (17 janvier 2013)

Théo Béranger a quarante ans lorsqu’il sort de prison après avoir tabassé son frère qui avait eu la mauvaise idée de le tromper avec sa femme. 
Maintenant qu’il a payé sa dette, il va pouvoir mettre l’enfer de la prison derrière lui. Mais, avant de retrouver sa femme, il décide d’aller prendre l’air dans les montagnes. Chaque jour de nouvelles randonnées puis, sur les conseils de son aubergiste, il emprunte un chemin privé au bout duquel il a une superbe vue. Au bout du plateau, il découvre une maison abandonnée, s’avance, trouve un potager et un vieil homme avec un fusil. Par peur, autant que par respect, il accepte le café que lui offre le vieux, apprend qu’il vit là avec son frère, mais, au moment de repartir, il est saisi par un violent coup sur sa tête.
Quand il reprend connaissance, il est enchainé dans une cave, et ne voit plus rien. 

Roman lu dans le cadre du challenge #alorigine dont l’objectif est de lire les premiers romans de nos plumes préférées. 

Dans sa dédicace, Sandrine Collette m’avait prévenue qu’il s’agissait d’un éprouvant thriller. Tu m’étonnes… l’histoire de Théo est juste affreuse ! Lui qui venait de sortir de prison se retrouve dans la cave d’une maison dans le trou du cul du monde, enchainé aux pieds, sans eau ni nourriture, et avec un homme qui lui dit être là depuis 8 ans ! C’est d’ailleurs lui, Luc, qui lui raconte ce qui l’attend : l’enfer. Pour survivre, Théo va devoir faire exactement tout ce que les deux frères exigent : travailler dur par tous les temps, sans jamais se plaindre. Sinon, il sera battu. Comme une bête. Pire qu’un chien. 

Au début, il ne veut pas y croire. Lui qui a réussi à sortir de prison doit bien pouvoir trouver une solution pour se sortir de là. Mais, très vite, il comprend que le rapport de forces n’est pas en sa faveur… car encore faudrait-il être entre êtres humains. Or, dans ce trou, les deux frères sont fous. Ils ont capturé Théo et en feront ce qu’ils ont décidé d’en faire : l’asservir, le priver de nourriture avant de lui jeter les restes, le tabasser lorsqu’il montre un signe de faiblesse. Ici, toute trace d’humanité a disparu. Théo va devoir se faire une raison. Néanmoins, il y a l’espoir, une toute petite lueur qui s’affaiblit au fil des jours… Ce qui en tout cas le fait tenir. Mais pour combien de temps ?

Pour un premier roman, Des noeuds d’acier est terriblement éprouvant ! Comme pour ses autres romans, j’ai retrouvé la plume de Sandrine Collette que j’adore. Tout est juste, écrit avec minutie. Chaque mot a son importance (et parfois en relisant certains passages, on saisit le double sens de ce qui a été écrit). Plus le temps passe, plus l’angoisse est à son paroxysme car en tant que lecteur, on cherche à comprendre comment une situation pareille pourrait réellement exister de nos jours. Théo n’est pas fluet, ni affable, et pourtant, au coeur de cette nature hostile, il ne peut rien contre ses ravisseurs. C’est impensable et rageant ! 

A l’image de la couverture, si vous avez envie de vous faire peur, lisez ce roman d’une traite (de toutes façons, il ne peut en être autrement) !

 

Présentation du roman aux Éditions Denoël

 

A propos de l’auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage son temps entre l’écriture et ses chevaux dans le Morvan. Elle est l’auteur de Des nœuds d’acier, Grand Prix de Littérature policière 2013 et best-seller dès sa sortie, Un vent de cendres, Six fourmis blanches, Il reste la poussière, couronné par le prix Landerneau 2016, Les Larmes noires sur la terre et Juste après la vague.

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