L’iguane de Mona – Michaël Uras

Auteur : Michaël Uras

Genre : Littérature française

Nombre de pages : 288

Éditions Préludes (27 mai 2020)

Paul, 40 ans, a tout pour être heureux. Et pourtant, il ne va plus à son travail. Il se sent en décalage avec Kate, sa femme, et Milan, son petit génie de fils. Il n’y a que quand il est avec Pomme, son chien, qu’il ne doit rien à personne. Bizarrement, c’est sur lui que la pluie s’abat, et c’est chez lui que des larves apparaissent et grignotent les murs de sa maison. Que va-t-il devenir ?

Je remercie les Éditions Préludes pour la lecture du nouveau roman de Michaël Uras. 

Une couverture colorée, un titre qui donne des envies d’évasion et… une intrigue qui n’a rien à voir. Car c’est bien dans le quotidien de Paul que l’auteur nous plonge dès les premières pages : Paul, cet homme en pleine crise (de la quarantaine) qui n’a plus goût à rien.
En réalité, il est bien conscient qu’il a une chance folle : une femme aimante, prof de français à l’Université, un fils de 13 ans qui en sait plus que lui sur divers sujets et une promotion. Qu’il l’ait décroché après le suicide de son prédécesseur est un détail, mais aussi un grain de sable qui enraye sa vie. Est-il heureux ? A-t-il réussi sa vie ? Est-il en accord avec ses valeurs ?
Tant de questions qu’il ne s’est jamais posées et qui pourtant l’obnubilent aujourd’hui. A tel point que plus rien ne compte : il n’a plus la force d’aller au travail et occupe ses journées à des tâches futiles. Comme un iguane, il est las. 

Pour moi qui suis une habituée des livres de Michaël Uras, j’ai trouvé L’iguane de Mona bien différent. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire car je ne m’attendais pas à autant de mélancolie. Mais au final, ce livre m’a bien plu car il parle sans tabou de ces passages à vide que quiconque peut avoir à n’importe quel moment de sa vie : il y a des fois où l’on choisit de remettre en question notre vie « raisonnable », et tant qu’on n’a pas répondu à nos questionnements intérieurs, on a beau être bien entouré, il est impossible d’aller de l’avant. Parfois, la volonté ne suffit pas. Et la raison ne convient plus. Alors, où trouver la motivation d’aller mieux ?

Un sujet finement traité par l’auteur qui mêle habilement amertume et mensonge avec humour et poésie. Une plume délicate qu’il est toujours agréable de lire, surtout lorsque l’auteur emprunte un chemin inattendu. 

 

Présentation du roman aux Éditions Préludes

 

A propos de l’auteur : Michaël Uras est né en 1977. D’origine sarde par son père, il a grandi en Saône-et-Loire et est aujourd’hui professeur de lettres modernes dans le Haut-Doubs. Retrouvez mes chroniques de La maison à droite de celle de ma grand-mère et Aux petits mots les grands remèdes

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