Les enfants véritables – Thibault Bérard

Auteur : Thibault Bérard

Genre : Littérature française

Nombre de pages : 288

Éditions de l’Observatoire (7 avril 2021)

Théo a rencontré Cléo. Mais Théo n’est pas seul, il est veuf et il a deux enfants, Camille et Simon. Cléo n’aurait jamais pensé en être là un jour : prête à entrer dans la maison de son amoureux et à y faire la connaissance de ses enfants. Impossible de prédire l’avenir, mais, à cet instant, Cléo est là, et bien là, prête à vivre au présent. Et à avancer à petits pas. 

Je remercie les Éditions de l’Observatoire pour la lecture du nouveau roman de Thibault Bérard. 

Replay de l’Apéro des Caro du 28/04/2021

Avant toute chose, je tiens à vous dire que le premier roman de Tibo, Il est juste que les forts soient frappés, est mon plus gros coup de coeur 2020. Autant dire que la pression de lire son deuxième était énorme. J’espérais retrouver la plume, l’intensité et les émotions qui m’avait tant plu dans le précédent. Pari réussi haut la main ! Car, comme le dit Aude Bouquine, les romans de Tibo, « c’est de la dentelle ». 

Une suite mais pas que

Oui, les Enfants véritables, c’est la suite de Il est juste que les forts soient frappés. Evidemment, pour en saisir toutes les nuances, je vous recommande chaudement de les lire l’un après l’autre. Néanmoins, on peut tout à fait apprécier Les Enfants véritables en one shot. Car, une fois le contexte posé, on est pris dans la vie de ces personnages qui évoluent au fil de la vie. En alternant les époques et les narrateurs, l’auteur réussit à nous ferrer. Et la plume est si belle qu’on aime la finesse et la sensibilité qui s’en dégagent. 

Cabossés, et néanmoins solaires 

La seule manière de survivre à un environnement hostile est de s’y adapter. 

Les personnages font le roman. Cléo, Théo, Camille, Simon, Diane, Paul, César, Solène, etc. Les Enfants véritables, c’est la rencontre de deux familles : celle de Cléo et celle de Théo. Ce qu’ils ont en commun ? L’amour, avec un grand A. Et je dirais aussi leur capacité à vivre au présent.

Sans vouloir les mesurer sur une échelle de douleur, l’un et l’autre a surmonté des obstacles, mais dans leur union, ils sont prêts à croquer la vie, à la mener à leur façon. Pas toujours de façon idéale, car rien n’est facile (et encore plus pour eux !), mais du mieux qu’ils peuvent. Et ça marche ! Ces personnages cabossés par la vie vont de l’avant, et tentent de faire de leurs failles une force. Ou une multitude de forces plutôt, car ces hommes et ces femmes (et ces petits bouts d’hommes et de femmes) sont des super-héros. 

Un peu à la Pagnol – une ode au lien maternel

De toutes façons, ce qui doit arriver finit par advenir. 

Ce qui m’a particulièrement plu dans ce nouveau roman, et pourquoi il m’a autant touchée, c’est la capacité de l’auteur à raconter une histoire simple et riche à la fois, douce et puissante, personnelle et universelle. Car tout le monde peut se retrouver dans cette famille recomposée. Les liens du sang, ceux du coeur, la magie des rencontres, l’espoir d’un avenir meilleur sont autant de petits bonheurs  à vivre au quotidien pour contrer la tristesse, l’absence ou la maladie.

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille mais on choisit celle que l’on se construit, son petit cocon familial qui fait qu’on s’y sent bien. Qu’on remercie la vie pour les cadeaux qu’elle nous fait et qu’on emmagasine les ondes positives pour combattre les moments qui s’avéreront plus difficiles. C’est la vie, tout simplement ! Celle qui mérite d’être vécue. 

 

Présentation du roman aux Éditions de l’Observatoire

 

A propos de l’auteur : Thibault Bérard est né à Paris en 1980. Après des études littéraires, il devient journaliste, puis éditeur. Il est depuis treize ans responsable du secteur romans aux éditions Sarbacane. 

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