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Written by carobookine on 13 mars 2017

J’ai toujours cette musique dans la tête – Agnès Martin-Lugand

Coup de coeur

Auteur : Agnès Martin-Lugand

Genre : Littérature française

Nombre de pages : 432

Éditions Michel Lafon (16 mars 2017)

 

 

Véra et Yanis sont parents de trois beaux enfants : Joachim, Ernest et Violette. Après des années de vie commune, ils sont amoureux comme au premier jour et mènent une existence paisible. Elle travaille dans une agence de voyages, lui, autodidacte dans le bâtiment, travaille pour Luc, son frère à elle, architecte, strict et… castrateur pour Yanis.

Alors, lorsque Luc met son véto sur le projet pharaonique que Yanis a monté pour Tristan, un homme d’affaires, c’est la rupture. Yanis démissionne et puisqu’à chaque chose malheur est bon, il se met à son compte, sous la houlette de Tristan, l’homme providentiel.

Je remercie du fond du cœur Agnès Martin-Lugand pour sa dédicace et les Éditions Michel Lafon pour la lecture du cinquième roman de l’auteure.

En habituée (pour ne pas dire «fan inconditionnelle») des livres d’Agnès Martin-Lugand, j’attendais ce nouvel opus avec impatience. A quelques jours de sa sortie, je suis heureuse de l’avoir déjà lu car j’ai déjà cette musique dans la tête…

Avec une photo de femme en noir et blanc et son titre à plus de trois mots, J’ai toujours cette musique dans la tête est dans la lignée des romans précédents et comporte tous les ingrédients qui ont rendu les livres d'Agnès Martin-Lugand si populaires : un portrait de femme dans sa quête d’épanouissement, des personnages secondaires attachants et une tranche de vie dont les péripéties pourraient arriver à n’importe qui. Du coup, on s’identifie, on se sent proche de leurs aventures et on s’y plonge avec délice de la première à la dernière page.

Il y a tout de même une différence majeure avec ses précédents romans : en plus d’être une femme, mariée de surcroit, l’héroïne féminine, Véra, est une maman. Avec Yanis et leurs trois jeunes enfants (entre quatre et huit ans), ils forment une petite tribu attachante. Leur simplicité de vie fait plaisir à voir, ils rayonnent de bonheur et s’auto-suffisent.
Se pourrait-il qu’on les envie ?

Leur seul problème finalement, c’est Luc qui frustre les élans créatifs de Yanis. Car, même si leur vie est belle, Yanis a de l’ambition et l’envie d’apporter plus à sa famille se présente comme un défi qu’il doit relever avant ses quarante ans. Alors, logiquement, lorsque leurs chemins se séparent, et que Yanis trouve un garant fiable et généreux en la personne de Tristan, il peut enfin se lancer.

Il appuya son front contre le mien en souriant. J’aurais donné n’importe quoi pour qu’il garde toujours cette expression de confiance en lui et en l’avenir.

Dès lors, il se jette à corps perdu dans ce nouveau projet chronophage, Véra le soutient à 100% allant jusqu’à faire bloc contre ses détracteurs. Mais cette nouvelle vie exige des sacrifices, à commencer par les vacances en famille qui n’auront pas lieu cette année. Très vite, Yanis est débordé mais toujours soutenu par Tristan qui lui réitère sa confiance. Véra s’inquiète de son état, leurs discussions lui manquent et la musique n’est plus dans leurs deux têtes. L’équilibre de leur quotidien vacille, les enfants sont perturbés, leur couple en pâtît. Seront-ils assez forts pout s'en sortir ?

Ce que j’aime chez Agnès Martin-Lugand, c’est la simplicité avec laquelle elle nous livre des histoires profondément humaines. Mais une simplicité d’une force incroyable et avec le souci du détail qu’on lui connaît. Ici, le bonheur de Véra et de sa famille est si beau qu’on a envie de les protéger. Mais les problèmes n’arrivent pas qu’aux autres malheureusement et lorsqu’ils sont là, il s’agit d’y faire face. C’est alors qu’on se rend compte de la puissance de nos sentiments.

Au départ, en lisant la quatrième de couverture, je me demandais si ce roman ne serait pas plus masculin. Mais il n'en est rien car, si les chapitres alternent entre le point de vue de Véra et celui de Yanis (avec un dernier chapitre au top), c’est bien Véra qui porte tout sur ses épaules. C’est elle qui est à l’origine de leur changement de vie, elle aussi qui, avec son radar, sent que quelque chose ne va pas, et encore elle qui prend en charge toute l’intendance de la famille et ce jusqu’à épuisement.
Que serait un homme sans sa femme 😉 ?

 

Coup de coeur pour J’ai toujours cette musique dans la tête, une ode à l’amour qui donne des ailes pour entreprendre les paris les plus complexes et tenter, autant que faire se peu, de réussir sa vie.
Quel plaisir exquis !

 

Présentation du roman aux Éditions Michel Lafon

 

Retrouvez mes chroniques des autres livres d’Agnès Martin-Lugand :

Les Gens heureux lisent et boivent du café

Entre mes mains le bonheur se faufile

La vie est facile, ne t’inquiète pas

Désolée, je suis attendue

et l'interview exclusive réalisée début 2016.

 

A propos de l’auteur :
Agnès Martin-Lugand est devenue en seulement trois romans une auteure plébiscitée par la critique et les lecteurs, avec plus d’1 million d’exemplaires vendus dans le monde entier.
Facebook de l’auteure

Tags: Agnès Martin Lugand, ambition, amour, architecte, destin, enjeux, famille, femme, Michel Lafon, vie

2 comments

  • Gwenn Ha Lu has written: 23 mars 2017 at 11 h 13 min Répondre

    Merci Carobookine pour ce billet.

    Car, vois-tu, j’ai aussi lu tous les précédents romans d’Agnès Martin-Lugand. Je les ai adorés et ils m’ont tous bouleversée. Surtout Les gens heureux lisent et boivent du café. Mais je dois dire qu’en lisant la quatrième de couverture de J’ai toujours cette musique dans la tête, je n’ai pas été emballée et j’ai reposé le livre sur le rayon de mon libraire. Mais à la lecture de ton billet, je vais réviser mon jugement 🙂

    • carobookine has written: 23 mars 2017 at 12 h 14 min Répondre

      C’est marrant, tu n’es pas la première à me dire ça. C’est vrai que je lis rarement les quatrièmes de couverture, surtout quand je connais l’auteur, je préfère garder la surprise. Et ce nouveau livre est conforme à ses précédents, même analyse approfondie des personnages, même qualité d’écriture, tout fonctionne ! Tu me diras ce que tu en auras pensé j’espère 😉

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Qui suis-je ?

carobookine

📚 Imaginez… Un jour, vous sortez acheter du pain. 📚 Imaginez…
Un jour, vous sortez acheter du pain. Quelques minutes plus tard, vous rentrez chez vous en voiture et… la porte de votre garage ne s’ouvre pas.

Que faites-vous ?
Réponse A : Vous pensez que le bip déconne. Vous coupez le moteur, vous vous rapprochez, vous réessayez. Rien.
Réponse B : Vous sonnez pour qu’on vous ouvre. Mais à l’autre bout de l’interphone… personne ne vous connaît.
Réponse C : Vous sortez votre téléphone pour appeler votre femme. Sauf que… son numéro n’est plus dans vos contacts.

Je le raconte sur le ton de l’humour, mais c’est à peu près ce qui arrive à Gabriel, le personnage principal de "Allô Charly, Papa Tango", imaginé par @lenosolveig et publié aux @editionsmichellafon 
C’est le premier roman que je lis de cet auteur, qui m’a été offert dédicacé par @carolinepuaud , rencontrée grâce aux @femmesdebretagne 

Et si, quelque part, votre trajectoire de vie avait dévié ?
Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que vous seriez devenu si vous aviez accepté ce rendez-vous, saisi cette proposition… ou, au contraire, refusé un choix qui a changé le cours de votre vie ?

Je ne vous en dirai pas plus, parce que tout l’intérêt du roman est justement de découvrir ce qui est arrivé à notre héros. Une chose est sûre : lui se souvient parfaitement de la personne qu’il était. Le problème, c’est que cette vie-là semble ne plus exister.
Avec l’aide de son frère (surtout) et de quelques personnes de son entourage, il va donc tenter de comprendre ce qui lui arrive et, surtout, comment retrouver le chemin de sa propre existence.

➡️ Une intrigue originale, pleine de rebondissements, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’humour, mais qui questionne aussi nos choix, nos priorités, nos renoncements et les rêves qu’on laisse parfois de côté en chemin.
Bref, un roman qui joue avec nos « et si… ? »

Parfait à glisser dans votre valise cet été ! 
Vous êtes d’accord ? ☀️
#lenosolveig #allocharlypapatango #lire #lecture #instabook
Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 P Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 
Parce que j’aime profondément lire (et écrire 😅)

Mais vous me connaissez, et ce matin, j’ai fait une petite parenthèse. Je suis allée donner mon sang avec Aurélie et Patrice, mes voisins corses 🙏

Et j’avais envie de vous dire 3 choses :

🩸 Vous avez un pouvoir immense. Celui de sauver des vies grâce à un geste qui, pour la plupart d’entre nous, est à la fois simple et accessible.

😊 Les équipes de l’Établissement français du sang sont toujours d’une bienveillance et d’un professionnalisme incroyables. Chaque don est accueilli avec le sourire. Alors merci à elles.

☀️ Enfin, l’été est une période où les réserves sont particulièrement faibles. Si vous êtes éligible, que vous soyez en vacances ou chez vous, c’est peut-être le bon moment pour prendre rendez-vous. Des collectes sont organisées partout en France : https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte

Et si votre prochain don, c’était maintenant ? ❤️
@efs_officiel @dondesang_corse
On l’aimait tous déjà beaucoup. Avec ce documenta On l’aimait tous déjà beaucoup. 
Avec ce documentaire, on a presque l’impression que @leon.marchand31 fait partie de la famille 😊

🏊‍♂️ « Léon, au-delà de l’or » (@france.tv) suit le nageur pendant l’année qui a suivi les JO de Paris. Une année loin des podiums, des records et des médailles. Une année pour se reconstruire.

De l’Australie aux États-Unis, on le voit composer avec la fatigue, les blessures, les attentes immenses, les doutes aussi. Et pourtant, jamais il ne renonce. Il cherche simplement à retrouver ce qui l’a toujours porté : la flamme, le plaisir de nager.

J’ai été touchée par la simplicité de ce jeune homme de 23 ans. Derrière l’immense champion, on découvre quelqu’un de sensible, humble, drôle, travailleur, passionné de musique... Quelqu’un de gentil et de profondément humain qui sait s’entourer des meilleurs. 

C’est sans doute ce qui rend ce documentaire si réussi. Il ne célèbre pas seulement les victoires. Il raconte ce qu’il faut de courage pour continuer après avoir tout gagné.

Et puis vient cette toute dernière question, après les Championnats du monde de Singapour 2025, en fin de documentaire : « Es-tu heureux ? »

Mention spéciale pour la réalisation (coréalisée par son père Xavier Marchand), pour les images magnifiques ! Et pour la superbe bande originale, en collaboration avec @guillaume.alric , membre du groupe The Blaze.

Un documentaire passionnant, inspirant et profondément humain. À voir absolument ! (Et parfait pour l’été ☀️)
Qui est d’accord avec moi ?
J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… à cause d’un animal 💔
C’est peut-être une drôle de façon de commencer cette chronique, mais si je dois être honnête, c’est ce qui m’a le plus marquée.

Au-delà de ce détail qui n’en est pas un, j’ai trouvé ce roman noir extrêmement réussi.
Direction les forêts norvégiennes 🇳🇴, où une famille se retrouve pour célébrer les cinquante ans de mariage des parents. Le temps est épouvantable 🌧️ 
Autour de la table : trois enfants (désormais adultes), un beau-frère, un chien, le maître des lieux… et c’est à peu près tout.

Évidemment, rien ne va se passer comme prévu…
Très vite, ils se retrouvent isolés, piégés par les éléments, contraints de cohabiter. Pendant trois jours, les tensions montent, les langues se délient, les secrets de famille remontent à la surface et chacun révèle sa véritable personnalité… pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

J’ai adoré cette ambiance de huis clos.
Typiquement le genre de roman que j’aime : impossible à lâcher, parfaitement construit, et idéal à glisser dans sa valise cet été 📚

📖 « Vigilance orange » de Brit Bildøen, traduit du norvégien par Marina Heide - éditions Belfond.
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