Ce qu’il reste – Elena Varvello

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Auteur : Elena Varvello

Traduit de l’italien par Marc Lesage

Genre : Premier roman traduit en français

Nombre de pages : 272

Éditions JC Lattès Le Masque (10 janvier 2018)

Août 1978. Ponte, dans le Nord de l’Italie.
Elia a seize ans, c’est un jeune adolescent solitaire. Mais, un soir, son père ne rentre pas. Avec sa mère, Elia s’inquiète jusqu’au petit matin qui annonce le retour du père, sali et égratigné, et de sa camionnette.
Par ailleurs, la jeune fille qui s’occupe de la petite fille d’à côté, n’est pas rentrée chez elle…

30 ans plus tard, Elia, adulte, revient sur ce qui s’est passé cet été-là, et ce qu’il en reste.

Je remercie Elise des Éditions JC Lattès Le Masque pour la lecture du premier roman d’Elena Varvello traduit en français.

Avant toute chose, je voudrais signaler que dans ce premier roman j’ai été surprise, deux fois. Et personnellement j’adore les surprises !

En août 1978, l’été où j’ai rencontré Anna Trabuio, mon père a entrainé une fille dans les bois.

Il s’est arrêté avec sa fourgonnette sur le bord de la route, avant le coucher du soleil, il lui avait demandé où elle allait, il lui avait dit de monter.

Elle a accepté qu’il la dépose parce qu’elle le connaissait.

On l’a vu rouler, phares éteints, en direction du village, puis il a quitté la route, pris un sentier raide et cabossé, il l’a forcée à descendre et l’a trainée derrière lui.

 

Voilà le premier paragraphe de ce livre qui donne parfaitement le ton du roman. Par l’intermédiaire d’un homme, de seize ans à l’époque du drame, on sait exactement de quoi il est question. On apprend ce qui s’est passé et comment cela s’est passé.

Elia vit avec ses parents dans un petit village du nord de l’Italie dans lequel tout le monde se connait et évidemment, tout se sait.
Depuis qu’il a été licencié, son père se comporte bizarrement. Persuadé d’être victime d’un complot, il se met à écrire des lettres, achète une camionnette et part pendant de longues heures, sans jamais prévenir de son retour. Sa mère, follement amoureuse de cet homme, fait comme si de rien n’était. Au contraire, elle trouve toujours un moyen de le protéger, de rassurer Elia que son père a un comportement tout à fait normal. En tout cas, que rien n’est grave.

En proie aux tourments de l’adolescence, Elia se fait un nouvel ami, Stefano, le fils d’Anna (une femme qui avait quitté Ponte il y a des années et qui y revient après une séparation). Mais la mère d’Elia ne voit pas d’un bon oeil le retour d’Anna, tandis que son fils passe de plus en plus de temps chez elle…

Ainsi, entre les chapitres de la vie d’Elia cet été-là et ceux dans lesquels nous est contée la vérité sur la disparition de cette fille, Ce qu’il reste est un roman intimiste qui tient facilement en haleine ses lecteurs.
Je dirais même qu’il y a une certaine délicatesse dans la façon qu'a l'auteure de nous conter l’histoire et je crois que celle-ci trouve tout son sens en arrivant à la toute fin du livre. Un livre très réussi qui gagne à être lu !

Présentation du roman aux Éditions du Masque

 

A propos de l’auteur :
Née à Turin, où elle enseigne l’écriture créative, Elena Varvello est l’auteure de deux recueils de poésie, d’un recueil de nouvelles, L’Economia delle cose, sélectionné pour le prix Strega et d’un roman, La Luce perfetta del giorno. Ce qu’il reste est son premier roman traduit en français.

2 Comments
  • Gwen
    janvier 27, 2018

    Je te rejoins entièrement.

    J’ai particulièrement apprécié l’ambiance intimiste qui régnait.

    La littérature italienne ne me laisse pas insensible.  Bravo à l’auteure qu’il me tarde de relire!

    • carobookine
      janvier 30, 2018

      C’est très rare pour moi de lire un polar italien, j’ai vraiment été très agréablement surprise !

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