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Written by carobookine on 26 janvier 2018

Ce qu’il reste – Elena Varvello

Policier

Auteur : Elena Varvello

Traduit de l’italien par Marc Lesage

Genre : Premier roman traduit en français

Nombre de pages : 272

Éditions JC Lattès Le Masque (10 janvier 2018)

Août 1978. Ponte, dans le Nord de l’Italie.
Elia a seize ans, c’est un jeune adolescent solitaire. Mais, un soir, son père ne rentre pas. Avec sa mère, Elia s’inquiète jusqu’au petit matin qui annonce le retour du père, sali et égratigné, et de sa camionnette.
Par ailleurs, la jeune fille qui s’occupe de la petite fille d’à côté, n’est pas rentrée chez elle…

30 ans plus tard, Elia, adulte, revient sur ce qui s’est passé cet été-là, et ce qu’il en reste.

Je remercie Elise des Éditions JC Lattès Le Masque pour la lecture du premier roman d’Elena Varvello traduit en français.

Avant toute chose, je voudrais signaler que dans ce premier roman j’ai été surprise, deux fois. Et personnellement j’adore les surprises !

En août 1978, l’été où j’ai rencontré Anna Trabuio, mon père a entrainé une fille dans les bois.

Il s’est arrêté avec sa fourgonnette sur le bord de la route, avant le coucher du soleil, il lui avait demandé où elle allait, il lui avait dit de monter.

Elle a accepté qu’il la dépose parce qu’elle le connaissait.

On l’a vu rouler, phares éteints, en direction du village, puis il a quitté la route, pris un sentier raide et cabossé, il l’a forcée à descendre et l’a trainée derrière lui.

 

Voilà le premier paragraphe de ce livre qui donne parfaitement le ton du roman. Par l’intermédiaire d’un homme, de seize ans à l’époque du drame, on sait exactement de quoi il est question. On apprend ce qui s’est passé et comment cela s’est passé.

Elia vit avec ses parents dans un petit village du nord de l’Italie dans lequel tout le monde se connait et évidemment, tout se sait.
Depuis qu’il a été licencié, son père se comporte bizarrement. Persuadé d’être victime d’un complot, il se met à écrire des lettres, achète une camionnette et part pendant de longues heures, sans jamais prévenir de son retour. Sa mère, follement amoureuse de cet homme, fait comme si de rien n’était. Au contraire, elle trouve toujours un moyen de le protéger, de rassurer Elia que son père a un comportement tout à fait normal. En tout cas, que rien n’est grave.

En proie aux tourments de l’adolescence, Elia se fait un nouvel ami, Stefano, le fils d’Anna (une femme qui avait quitté Ponte il y a des années et qui y revient après une séparation). Mais la mère d’Elia ne voit pas d’un bon oeil le retour d’Anna, tandis que son fils passe de plus en plus de temps chez elle…

Ainsi, entre les chapitres de la vie d’Elia cet été-là et ceux dans lesquels nous est contée la vérité sur la disparition de cette fille, Ce qu’il reste est un roman intimiste qui tient facilement en haleine ses lecteurs.
Je dirais même qu’il y a une certaine délicatesse dans la façon qu'a l'auteure de nous conter l’histoire et je crois que celle-ci trouve tout son sens en arrivant à la toute fin du livre. Un livre très réussi qui gagne à être lu !

Présentation du roman aux Éditions du Masque

 

A propos de l’auteur :
Née à Turin, où elle enseigne l’écriture créative, Elena Varvello est l’auteure de deux recueils de poésie, d’un recueil de nouvelles, L’Economia delle cose, sélectionné pour le prix Strega et d’un roman, La Luce perfetta del giorno. Ce qu’il reste est son premier roman traduit en français.

Tags: disparition, Elena Varvello, forêt, italie, Le Masque, premier ro, roman noir

2 comments

  • Gwen has written: 27 janvier 2018 at 10 h 01 min Répondre

    Je te rejoins entièrement.

    J’ai particulièrement apprécié l’ambiance intimiste qui régnait.

    La littérature italienne ne me laisse pas insensible.  Bravo à l’auteure qu’il me tarde de relire!

    • carobookine has written: 30 janvier 2018 at 9 h 15 min Répondre

      C’est très rare pour moi de lire un polar italien, j’ai vraiment été très agréablement surprise !

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Qui suis-je ?

carobookine

Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 P Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 
Parce que j’aime profondément lire (et écrire 😅)

Mais vous me connaissez, et ce matin, j’ai fait une petite parenthèse. Je suis allée donner mon sang avec Aurélie et Patrice, mes voisins corses 🙏

Et j’avais envie de vous dire 3 choses :

🩸 Vous avez un pouvoir immense. Celui de sauver des vies grâce à un geste qui, pour la plupart d’entre nous, est à la fois simple et accessible.

😊 Les équipes de l’Établissement français du sang sont toujours d’une bienveillance et d’un professionnalisme incroyables. Chaque don est accueilli avec le sourire. Alors merci à elles.

☀️ Enfin, l’été est une période où les réserves sont particulièrement faibles. Si vous êtes éligible, que vous soyez en vacances ou chez vous, c’est peut-être le bon moment pour prendre rendez-vous. Des collectes sont organisées partout en France : https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte

Et si votre prochain don, c’était maintenant ? ❤️
@efs_officiel @dondesang_corse
On l’aimait tous déjà beaucoup. Avec ce documenta On l’aimait tous déjà beaucoup. 
Avec ce documentaire, on a presque l’impression que @leon.marchand31 fait partie de la famille 😊

🏊‍♂️ « Léon, au-delà de l’or » (@france.tv) suit le nageur pendant l’année qui a suivi les JO de Paris. Une année loin des podiums, des records et des médailles. Une année pour se reconstruire.

De l’Australie aux États-Unis, on le voit composer avec la fatigue, les blessures, les attentes immenses, les doutes aussi. Et pourtant, jamais il ne renonce. Il cherche simplement à retrouver ce qui l’a toujours porté : la flamme, le plaisir de nager.

J’ai été touchée par la simplicité de ce jeune homme de 23 ans. Derrière l’immense champion, on découvre quelqu’un de sensible, humble, drôle, travailleur, passionné de musique... Quelqu’un de gentil et de profondément humain qui sait s’entourer des meilleurs. 

C’est sans doute ce qui rend ce documentaire si réussi. Il ne célèbre pas seulement les victoires. Il raconte ce qu’il faut de courage pour continuer après avoir tout gagné.

Et puis vient cette toute dernière question, après les Championnats du monde de Singapour 2025, en fin de documentaire : « Es-tu heureux ? »

Mention spéciale pour la réalisation (coréalisée par son père Xavier Marchand), pour les images magnifiques ! Et pour la superbe bande originale, en collaboration avec @guillaume.alric , membre du groupe The Blaze.

Un documentaire passionnant, inspirant et profondément humain. À voir absolument ! (Et parfait pour l’été ☀️)
Qui est d’accord avec moi ?
J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… à cause d’un animal 💔
C’est peut-être une drôle de façon de commencer cette chronique, mais si je dois être honnête, c’est ce qui m’a le plus marquée.

Au-delà de ce détail qui n’en est pas un, j’ai trouvé ce roman noir extrêmement réussi.
Direction les forêts norvégiennes 🇳🇴, où une famille se retrouve pour célébrer les cinquante ans de mariage des parents. Le temps est épouvantable 🌧️ 
Autour de la table : trois enfants (désormais adultes), un beau-frère, un chien, le maître des lieux… et c’est à peu près tout.

Évidemment, rien ne va se passer comme prévu…
Très vite, ils se retrouvent isolés, piégés par les éléments, contraints de cohabiter. Pendant trois jours, les tensions montent, les langues se délient, les secrets de famille remontent à la surface et chacun révèle sa véritable personnalité… pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

J’ai adoré cette ambiance de huis clos.
Typiquement le genre de roman que j’aime : impossible à lâcher, parfaitement construit, et idéal à glisser dans sa valise cet été 📚

📖 « Vigilance orange » de Brit Bildøen, traduit du norvégien par Marina Heide - éditions Belfond.
📚 Le livre des vacances ! (Il y en aura peut-être 📚 Le livre des vacances !
(Il y en aura peut-être plusieurs cet été 😎)

À l’approche de la rentrée, Lola décide de partir à l’étranger avec son fils. À l’aventure ! Contre toute attente, son mari trouve que c’est une excellente idée : ils n’ont qu’à partir tous les deux.

C’est ainsi que débute le nouveau roman d’ @oliviaruizofficiel paru aux @editionsjclattes . Mère et fils s’envolent pour Orlando, puis Essaouira, avant de poursuivre leur périple vers d’autres destinations tout aussi dépaysantes (mais pas forcément lointaines).

Mais l’essentiel n’est pas tant le voyage que le temps retrouvé. Celui qu’on ne prend plus, happés par le quotidien. Loin de chez eux, mère et fils renouent avec une complicité qui n’avait jamais disparu, mais que les contraintes de la vie avaient peu à peu recouverte.

Un roman court, qui se lit d’une traite, et qui fait voyager autant par les paysages que par les odeurs, les saveurs, les rencontres et les émotions. Jusqu’à une fin aussi bouleversante que totalement inattendue !

Décidément, Olivia Ruiz est une artiste accomplie aux multiples facettes ❤️
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