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Written by carobookine on 20 décembre 2016

Tout n’est pas perdu – Wendy Walker

Policier

Auteur : Wendy Walker

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Fabrice Pointeau

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 403

Editeur : Sonatine (12 mai 2016)

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Lors d’une fête étudiante, Jenny Kramer est violée dans les bois pendant un temps interminable. A l’hôpital, ses parents, Tom et Charlotte Kramer, font le choix de lui administrer un nouveau traitement médical permettant d’effacer tous ses souvenirs de l’agression. Mais, si l’esprit a «effacé» toute trace du viol, son corps en revanche s’en souvient et Jenny ressent un profond malaise. A tel point que 6 mois plus tard, elle tente de mettre fin à ses jours.

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Tout n’est pas perdu est le polar du mois de décembre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices ELLE.

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Même si je ne trouve pas le titre très attrayant, je dois reconnaître que tout est dit : le sujet principal du livre est notre mémoire. Et si la médecine faisait des progrès si grands qu’on pouvait effectivement effacer une partie de notre mémoire ? Supprimer les mauvais souvenirs au profit des bons ? En serions-nous meilleurs ? Plus aptes à vivre ?…

Le livre est le récit d’Alan Forrester, psychiatre réputé de la petite ville cossue de Fairview, dans le Connecticut, qui reçoit en consultation Jenny Kramer et ses parents. Jenny a reçu un traitement expérimental utilisé pour provoquer une amnésie antérograde limitée qui devait l’aider à aller mieux en supprimant le souvenir du viol. Mais, même si le sujet est tabou, elle sait qu’il lui est arrivé quelque chose. Et elle ressent bien qu’elle ne mène plus une vie «normale». Elle décide d’en finir et c’est à la suite de sa tentative de suicide qu’elle commence ses rendez-vous avec Alan Forrester.

Le premier soir, elle avait semblé sans vie. En ce petit matin, elle avait l’air morte. Je ne savais pas qu’il pouvait y avoir une différence. Mais il y en a une. Vraiment.

L’objectif ? Se souvenir de ce qui lui est arrivé ce soir-là dans les bois pour espérer entamer un processus de guérison.

C’est ainsi qu’Alan Forrester (qui travaille déjà sur ce processus de recouvrement de mémoire avec un autre patient depuis 17 mois) est amené à nous raconter la vie de chacun : Jenny, ses parents, son frère, le policier en charge de l’enquête, les notables de Fairview, ses patients…
A travers les yeux du psychiatre, on apprend à connaître les uns, suspecter les autres dans un seul et unique but : découvrir la vérité. Que l’agresseur soit arrêté, jugé et emprisonné. Pour que Jenny et sa famille (dont les membres s’éloignent depuis l’agression) puissent «passer à autre chose».

De par sa formation d’avocate, Wendy Walker expose les faits. Sans jamais émettre d’opinion, avec une plume subtile et maitrisée (que j’ai fortement appréciée – voir extraits ci-dessous), par le biais du psychiatre, elle nous questionne. Comment protéger ses enfants ? Comment réagir face à un drame ? Comment survivre malgré tout ?

Thriller d’une grande originalité, Tout n’est pas perdu nous entraine dans les méandres de l’âme humaine avec sa résistance à la douleur, ses envies de vengeance, son instinct de survie. Tenu en haleine à chaque fin de chapitre, surpris par la tournure des événements, le lecteur n’a qu’une hâte : lire, lire et lire encore pour connaître la suite.

Malheureusement j’ai été très déçue par la fin qui m’a paru alambiquée, quel dommage !…

Nous sommes de petits êtres sans importance. C’est seulement la place que nous occupons dans le cœur des autres qui nous remplit, qui nous donne notre raison d’être, notre fierté, et notre perception de nous-mêmes. Nous avons besoin que nos parents nous aiment sans conditions ni logique, et au-delà du raisonnable. Nous avons besoin qu’ils nous voient à travers des lentilles déformées par cet amour, et qu’ils nous disent qu’à tout point de vue le simple fait que nous soyons sur cette terre les emplit de joie. Oui, nous apprendrons que nos girafes en argile n’étaient pas des chefs-d’œuvre. Mais quand nous les sortirons du grenier, elles devraient nous faire pleurer, conscients que, lorsque nos parents ont vu ces horribles bouts de plâtre, ils ont éprouvé une fierté ridiculement déplacée, et qu’ils voulaient nous serrer dans leurs bras à nous broyer les os. Voilà ce dont nous avons besoin de la part de nos parents, plutôt que de la vérité sur notre insignifiance. Nous rencontrerons bien assez de gens pour nous la rappeler, pour évaluer froidement notre médiocrité.

Il peut être bon de se rappeler que beaucoup de choses n’ont aucune importance (je trouve que ça met la vie en perspective). Une mauvaise note. Un politicien idiot. Un affront.

Présentation du roman aux Editions Sonatine

Malheureusement, certaines choses en ont. Celles qui peuvent gâcher le peu de temps que nous avons sur terre. Celles qui ne peuvent pas être refaites ou corrigées. Ce sont les choses que nous regrettons. Et le regret est plus sournois que la culpabilité. Il est plus destructeur que la jalousie. Et il est plus puissant que la peur.

A propos de l’auteur :
Wendy Walker est avocate dans le Connecticut. Tout n’est pas perdu est son premier roman publié en France. Avant même sa parution, Tout n’est pas perdu a enflammé le monde du cinéma et le film est en cours d’adaptation par la Warner Bros. et l’équipe de production de Gone Girl, de David Fincher.

Tags: mémoire, polar, psy, Sonatine, suicide, suspens, thérapie, thriller, USA, viol, Wendy Walker

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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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