The Cry – Helen Fitzgerald

Auteur : Helen Fitzgerald

Traduit de l’anglais par Alexandre Civico

Genre : Polar

Nombre de pages : 400

Éditions Les Arènes (24 juin 2020)

Conformément à la réglementation en vigueur, à l’aéroport, l’agent de sécurité refuse les flacons de plus de 100ml. Joanna va donc acheter des flacons neutres dans lesquels elle transvase les médicaments : ceux pour elle et ceux de son bébé. 

Mais le vol est éprouvant : entre les pleurs de Noah (9 semaines), la fatigue, l’énervement et la fièvre, Joanna est à cran. Allister, son mari, prend le relais. Le bébé se calme, s’endort et… ne se réveille plus. 

Je remercie les Éditions Les Arènes pour la lecture de ce roman qui a inspiré une série phénomène de la BBC. 

Le premier chapitre vous met dans le bain tout de suite : une fois l’engrenage enclenché, vous ne pourrez plus en sortir. Et comme un accident peut arriver à n’importe qui, il peut aussi vous faire faire n’importe quoi. 

Joanna et Allister sont les heureux parents d’un petit Noah : comme tous les parents, leur bébé est une merveille. Sauf que la petite merveille doit avoir un truc qui ne passe pas car elle hurle. En tant que jeune maman, Joanna se raisonne, elle fait le tour de la question : a-t-il faim ? Sa couche est-elle sale ? Est-il fatigué ? Non, rien de tout cela. Alors c’est peut-être les dents qui poussent. Dans le doute, elle se résout à lui donner une pipette de paracétamol pour atténuer sa douleur et avec l’espoir qu’il se calme. 

C’eût été trop beau pour être vrai : peu de temps après leur arrivée en Australie, ils réalisent que le bébé ne dort pas ; en réalité, il ne respire plus. Comprenant tout de suite qu’il s’agit d’un accident, Allister se met d’accord avec Joanna pour le faire passer pour autre chose. Quelque chose qui les disculperait l’un et l’autre. Unis dans le malheur mais aussi dans l’adversité, le couple s’enfonce dans son mensonge. 

Voilà longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi vite !
Je comprends le succès du livre et je comprends aussi qu’il ait été adapté en série télé car le roman qu’a écrit Helen Fitzgerald est captivant. Révoltant. Et diabolique, c’est vrai. Des parents qui pensent plus à leur « vie d’après » qu’à la mort de leur enfant, c’est affreux. Et alors non seulement ils montent un stratagème, mais en plus ils mènent tout le monde en bateau, c’est diabolique. D’autant que, c’est bien connu, plus on ment, plus on a besoin de mentir et en parallèle, si on a une once de conscience, on culpabilise mais il est déjà trop tard pour revenir en arrière. Le cercle vicieux par excellence. Celui dans lequel Joanna est tombé. Et dans lequel gravitent d’autres personnages à lire sous forme de témoignage : les passagers du vol, l’ex-femme d’Allister, sa fille ainée dont il veut récupérer la garde, etc. 

La fiction est toujours plus romanesque lorsqu’elle est inspirée de la réalité. Soigné et palpitant, The Cry pourrait être une histoire vraie. A ce titre, reposant sur une intrigue structurée alternant présent et passé, il vous questionnera et vous oppressera. Vous pourrez reprendre votre souffle, oui, mais à la toute fin !

 

Présentation du roman aux Éditions Les Arènes

 

A propos de la romancière : née en 1966 à Melbourne (Australie), Helen FitzGerald est autrice et scénariste. Elle a travaillé dix ans comme assistante sociale pour la justice pénale puis auprès de délinquants sexuels en prison. Elle vit aujourd’hui à Glasgow avec son mari et ses deux enfants.

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