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Written by carobookine on 17 mars 2017

Nuit – Bernard Minier

Policier

Auteur : Bernard Minier

Genre : Polar

Nombre de pages : 528

XO Éditions (23 février 2017)

Un cadavre retrouvé dans une église mène en pleine tempête l’inspectrice norvégienne Kirsten Nigaard tout droit sur une plateforme pétrolière en mer du Nord. Un homme est absent. En fouillant la cabine de celui qui se révèlera être Julian Hirtmann, Kirsten trouve des photos d’un homme qu’elle identifiera comme Martin Servaz. Il y a aussi des photos d’un enfant nommé Gustav. Qui est-il ? Quel rapport entre lui et le commandant Servaz ? Et comment a-t-elle retrouver par hasard la trace du célèbre meurtrier en fuite ?

Je remercie les Éditions XO pour la lecture du nouveau roman de Bernard Minier mettant en scène le non moins célèbre commandant Servaz.

Récemment, Glacé a été adapté en série pour M6. Ayant vu tous les épisodes, ce nouveau thriller tombait à pic car j’avais bien en tête les événements précédents et pendant toute ma lecture j’ai pu me représenter visuellement Martin Servaz et Julian Hirtmann sous les traits de Charles Berling et Pascal Greggory. J’aime beaucoup «voir» les images des scènes que je lis et là j’avoue que le timing était parfait.

Bernard Minier est un maitre du suspens et, autant vous le dire tout de suite, du cliffhanger. La question n’est pas de savoir s’il y aura une suite à Nuit, mais quand ? J’avais envie de commencer par là pour vous dire que la pression ne retombe pas en refermant le livre. Ce polar est un page-turner dont vous connaitrez la fin mais un détail vous titillera et vous empêchera de dormir en tentant d’imaginer la suite. C’est terrible ! Mais c’est fort.

Si le livre commence avec Kirsten, très vite Martin Servaz entre en scène. Mais, dès la première course-poursuite, il se prend une balle dans le cœur et tombe dans le coma. En quelques pages, on comprend le titre : la nuit lors de laquelle Kirsten brave la tempête pour atteindre la plate-forme pétrolière, mais j’aime à penser que la nuit représente aussi cet état trouble dans lequel est plongé un homme dans le coma. Et qui en ressort changé. La nuit qui porte conseil aussi…

Bien sûr, le commandant Servaz refait surface et mène l’enquête avec Kirsten. Un nouveau duo qui a du nez car ils trouvent très vite des indices qui les mèneront à Gustav. Trop vite ? Martin a des doutes, il craint un piège de son ennemi de toujours, Hirtmann, dans lequel il plongerait irrémédiablement.

J’ai un petit garçon très intelligent, avait-il dit. Mais quelquefois il faut oublier son intelligence et laisser parler ses sens, son cœur.

Peu de meurtres dans ce polar, on se rapproche plus du thriller psychologique avec une thématique forte : celle de la paternité. En dépit des mises en garde de leur hiérarchie, Martin et Kirsten doivent tirer les ficelles qui les mèneront, on l’espère, à cet horrible personnage qu’est Hirtmann. Mais plus l’enquête avance, moins ils seront au bout de leurs surprises…

Entre la Norvège et la région Toulousaine, en passant par l’Autriche, Nuit est un thriller angoissant, sombre et addictif. Plus de 500 pages qui se lisent à toute vitesse tellement on a envie de connaître la suite. Impossible de s’arrêter à une fin de chapitre car on enchaine directement sur le suivant, à en perdre la raison… Essayez, vous verrez.

 

Présentation du roman aux Éditions XO

 

A propos de l’auteur :
Bernard Minier est né à Béziers et a grandi dans le Sud-Ouest. Il vit aujourd’hui en région parisienne où il se consacre à l’écriture.
Ses romans Glacé (Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac), Le Cercle, N’éteins pas la lumière et Une putain d’histoire ont fait de lui un auteur incontournable du polar français. Ses romans sont traduits dans quatorze pays.

Facebook de l'auteur

Tags: Bernard Minier, enquête, fille, fils, froid, Norvège, nuit, père, polar, Servaz, suspens, thriller, XO Editions

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Qui suis-je ?

carobookine

De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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