Nous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck

Auteur : Henri Lœvenbruck

Genre : Littérature française

Nombre de pages : 496

Éditions J’ai Lu (29 mars 2017)

Bohem, La Fouine, Le Chinois et Freddy forment « la bande à Freddy ». Liés comme des frères, ils déconnent ensemble dans leur petite ville de Providence. 

Une passion les anime : les motos, grâce auxquelles ils peuvent rouler, rouler jusqu’à n’en plus finir juste pour sentir le vent de la liberté. Avec un leitmotiv : LH&R : Loyauté, Honneur et Respect. 

Merci aux Éditions J’ai Lu pour la lecture de ce roman dont j’ai tant entendu parler !

Il est sorti en 2015, puis en poche en 2017 et depuis je ne cesse de voir cette magnifique couverture sur les réseaux. Avec un titre pareil, la promesse était forte. Aujourd’hui, c’est chose faite, j’ai l’impression d’être montée sur Lipstick, de m’être accrochée à la taille de Bohem et d’avoir traversé le pays aux côtés des Spitfires. Pour le meilleur, et pour le pire…

On peut être libres à plusieurs, j’ai dit. Moi, j’ai connu des solitudes qui ressemblaient vachement à des prisons. 

 

Une bande de copains, des bécanes, des règles un peu, mais un code d’honneur surtout, et du respect. Ainsi s’en va Bohem à la sortie d’un centre de détention pour mineur dans lequel il a passé avec La Fouine quelque temps. Qui les ont fait réfléchir et se promettre qu’à leur sortie ils partiraient. Libres, ils rouleraient, rouleraient, et rouleraient encore. S’arrêteraient quand ils le voudraient. Dormiraient à la belle étoile. Etc… 

Tout ça c’est bien gentil, mais est-ce que ça peut tenir sur le long terme ? Cela les mènera-t-il sur la route du paradis ou vers la descente aux enfers ?

Essaie de ne jamais oublier tes rêves. La vie, les gens, tous essaieront de t’empêcher d’être libre. La liberté, c’est un boulot de tous les jours. Un boulot à plein temps. 

 

La liberté avant tout OK. Mais forcément sur la route, les potos doivent faire face au vice, à la débauche et à la provocation. Ils devront donner des coups et essayer d’en recevoir le moins possible. Se protéger, veiller les uns sur les autres et avancer. S’arrêter, c’est mourir. Alors ensemble, quelles que soient les galères, ils essaient de contrôler leur colère, de ne pas se soumettre à la haine et de taire la douleur. 

Et Bohem qui était au départ « le petit nouveau » va devenir l’élément central, celui sans lequel on se sent désunis. Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré Bohem ! Et tout le temps du roman j’ai eu l’impression d’être avec lui. Je comprenais ses raisonnements, ses désirs, mais aussi ses douleurs et désillusions. 

Vaut mieux surprendre que décevoir. 

 

Le roman est à l’image du titre : la liberté transpire dans toutes les pages, et l’amitié se nourrit des rencontres faites au fil de l’eau. Car sur la route, les loups solitaires se reconnaissent, et s’entraident. 

Nous rêvions juste de liberté est un titre sublime, qui englobe une superbe histoire d’amitié. Celle dont on rêve tous : choisir ses frères, vivre et surtout déconner ensemble. Rire, faire la fête, avaler le bitume sans but précis si ce n’est d’avancer ensemble. Et se créer des souvenirs qui resteront à jamais gravés en nous. A nos risques et périls, car, c’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

 

Présentation du roman aux Éditions J’ai Lu

 

A propos de l’auteur : né à Paris en 1972, Henri Lœvenbruck a pris goût à la musique et à la culture anglo-saxonne dès son plus jeune âge. Aujourd’hui, l’auteur partage son temps entre la littérature et la musique. Il est également l’auteur du Syndrome Copernic, L’Apothicaire. Ses livres sont traduits dans plusieurs langues. En 2018 sortait son dernier roman : J’irai tuer pour vous (Flammarion).

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