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Written by carobookine on 23 mai 2016

Nos années sauvages – Karen Joy Fowler

Roman étranger

Auteur : Karen Joy Fowler

Genre : Roman étranger

Nombre de pages : 368

Editeur : Presses de la Cité (21 avril 2016)

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Petite, Rosemary était une vraie pipelette. Elle parlait tellement que ses parents lui demandaient de commencer (son récit) au milieu. Et puis, les années passant, à force de se sentir à l’écart, pour ne plus subir de moqueries, elle a appris à tenir sa langue et à rester à sa place.

Etudiante au début du roman, elle revient sur son enfance peu commune qui l’a façonnée et qui fait qu’elle est qui elle est aujourd’hui.

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J’ai entendu parler de Nos années sauvages par d’autres bloggeuses que je suis et dont j’aime le type de lectures. Je me suis empressée de l’acheter car le sujet principal mis en avant – les relations frère et sœurs – m’intriguait (personnellement j’ai deux frères et j’aime les romans qui analysent ce lien fort). Et avec Mymy (des Cousines de lecture), nous l’avons lu en lecture commune. Retrouvez sa chronique ici.

La première chose que je voudrais vous dire, c’est : ne vous fiez pas à la première phrase de la 4ème de couverture indiquant «Il était une fois deux sœurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensembles» car l’ironie est à son comble… En même temps si l’auteur nous contait l’histoire d’une famille «normale» dans laquelle tout irait pour le mieux, nous nous ennuierions rapidement.
Mais j’insiste, ce roman ne relate pas des relations entre frère et sœur à proprement parler, c’est une introspection dans la vie de Rosemary qui a eu une enfance très particulière. Impossible de vous dire pourquoi sans spoiler le roman . Je peux seulement vous dire que le début est très étrange et que l’horizon s’éclaircit à la page 99, car on apprend une chose essentielle sur l’un des personnages (on comprend mieux la couverture aussi).
Avec cet éclaircissement, on entre dans une phase 2 du roman qu’on appréhende différemment. On suit l’histoire de cette jeune fille particulière qu’est Rosemary qui ressent un certain mal-être au sein d’une famille américaine avec secrets de famille : un père scientifique jusqu’au-boutiste, une mère d’humeur changeante, un frère fortement engagé dans l’ALF – Front de libération des animaux – et en trame de fond la question des limites des expériences scientifiques sur les sujets d’étude que sont les animaux.

Malgré la plume précise, soignée et très agréable à lire de Karen Joy Fowler, je m’attendais à une toute autre histoire et je ne suis pas rentrée dans celle qui m’a été présentée, j’en ai même été dérangée. Ce roman est de qualité certes, mais il ne m’a pas plu outre mesure… dommage !

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Citations :

«Quelles que soient les victoires, c’est toujours l’échec qu’on retient.»

«Le langage a cet effet sur les souvenirs : il les simplifie, les solidifie, les momifie. Une histoire souvent répétée est comme une photographie dans un album de famille ; elle finit par remplacer l’événement qu’elle était censée représenter.»

«Au royaume des fées comme dans le monde réel les vœux étaient plus insaisissables que les étoiles filantes.»

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Présentation du roman aux Editions Presses de la Cité

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A propos de l’auteur :
Née en 1950, l’Américaine Karen Joy Fowler est l’auteur du roman à succès Le Club Jane Austen. Elle a reçu le prestigieux PEN/Faulkner Award pour Nos années sauvages. Le National Book Award l’a élue « auteur de l’année 2014 ».

Site de l’auteur 

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Le petit plus à retenir :

Depuis qu’elle est toute petite, Rosemary apprend chaque semaine un nouveau mot, comme par exemple : nitescent, ithyphallique, solipsisme, déveine, mimesis, diégèse, hypodiégétique, frugivore, ébaubi… J’aime beaucoup cette idée !

Tags: 2016, ALF, animaux, enfance, expérience, Karen Joy Fowler, Presses de la Cité, science, USA

4 comments

  • Jules se livre has written: 9 juin 2016 at 14 h 20 min Répondre

    Je suis en train de le lire et j’avoue que ce n’est pas cela à quoi je m’attendais! J’en suis à la page 133 et je suis déjà passée sur le mot nitescent qui m’a fait sourciller! 🙂 Une bonne lecture, sans plus pour l’instant.

    • carobookine has written: 9 juin 2016 at 14 h 45 min Répondre

      Vous aussi ?… C’est marrant, il m’arrive rarement de me tromper à ce point sur le thème principal du livre et là, en effet il était impossible de deviner que le roman allait traiter principalement CE sujet. Il faut reconnaitre que c’est très bien écrit mais pour moi ça n’a pas suffi. Bonne fin de lecture.

  • Puy des Livres has written: 23 mai 2016 at 8 h 53 min Répondre

    Mince, quel dommage. Mais ce roman a l’air particulier. Il ne peut pas plaire à tout ses lecteurs.

    • carobookine has written: 23 mai 2016 at 9 h 33 min Répondre

      C’est exactement ça, il est particulier, mais il devrait trouver son public.

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📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque 📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque de Riedisheim : c’est l’événement !

Pour fêter les 40 ans de la bibliothèque, nous ne recevons pas un, mais deux écrivains pour un Apéro-Biblio exceptionnel : Karine Reysset & Olivier Adam !

Tous deux romanciers, ils écrivent également pour la jeunesse, ont travaillé pour le cinéma et la télévision… et partagent aussi une même passion pour la poésie.

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Au programme : leurs derniers romans, leurs recueils de poésie, leur manière d’écrire, leurs projets… mais aussi leur quotidien de couple d’écrivains. De quoi passer une très belle soirée en leur compagnie ! 🥂

📅 Vendredi 11 septembre
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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
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