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Written by carobookine on 6 avril 2016

Ne pars pas sans moi – Gilly Macmillan

Policier . Premier roman

Auteur : Gilly Macmillan

Genre : Policier/Suspens

Nombre de pages : 480

Editeur : Editions Les Escales Noires (25 février 2016)

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Un dimanche après-midi, Rachel part en forêt se promener avec son petit garçon, Ben, 8 ans. Dévastée par son divorce, sa priorité est d’être une bonne mère pour Ben. Alors, lorsqu’il lui demande d’avancer seul vers un espace de jeu qu’ils connaissent bien, Rachel décide de lui laisser un peu d’autonomie et le laisse partir seul devant. Elle le suit, mais, arrivée à destination, son fils n’est pas là, Ben a disparu.

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Dès les premières pages, l’angoisse est saisissante. On imagine très bien cette maman célibataire qui profite d’un moment calme avec son petit garçon qui est tout ce qui lui reste. Quelques mois plus tôt son mari l’a quittée pour une jeune femme, elle n’a rien vu venir. Toute son attention s’est reportée sur Ben, la prunelle de ses yeux mais aussi sa bouée de sauvetage, car il est sa raison de vivre. Et là, alors qu’elle commençait à lâcher du lest, Ben disparaît, et elle n’a rien vu venir non plus.

Ben s’est-il perdu ? A-t-il été enlevé ? Est-il sain et sauf ?…

La police prend les recherches en mains, Rachel est épaulée par sa grande sœur Nicky (leurs parents étant décédés un an après la naissance de Rachel) et son amie Laura, mais l’enquête piétine, Ben est introuvable. Pire encore, les statistiques jouant contre elle, Rachel est la cible des journalistes et autres détraqués qui pensent qu’elle pourrait avoir fait du mal à son fils. Rachel s’enfonce, Rachel a peur et pourtant Rachel est convaincue que son fils est toujours vivant.

.

Je remercie affectueusement les éditions Les Escales pour la découverte de ce roman qui est assez incroyable. D’autant que c’est un premier roman !

L’intrigue est parfaitement ficelée, les personnages sont comme vous et moi (n’importe qui pourraient être dans leur situation), l’absence de l’enfant est angoissante et il est impossible de deviner la fin (en tout cas moi je me suis fait avoir).

Finalement ce n’est pas tant le dénouement qui est intéressant mais le cheminement de l’histoire. Car, quel pire malheur peut-il y avoir que de perdre son enfant, de ne pas savoir ni où il est, ni s’il est vivant ou mort ? Et bien si, il y a pire : c’est d’être accusée de lui avoir fait du mal, d’être suspectée d’un mauvais geste, ou même de douter de son existence…

La construction du roman est originale : les chapitres alternent la vision de la mère avec celle de l’inspecteur en charge de l’enquête (diamétralement opposées) et des extraits de mails, compte-rendu psychiatriques, revues de presse ou même des articles d’un blog sont intégrés au cœur du roman. Autre originalité : la mère s’adresse à nous, lecteur, elle nous parle et nous interpelle comme si nous avions une conversation à deux : «vous avez remarqué», «vous devez donc me croire», «les avez-vous vues»… Cela crée une sensation de proximité inattendue.

Thriller psychologique au suspens intenable, entre culpabilité, mensonges et méchanceté, Ne pars pas sans moi est sombre, oppressant et douloureux. Vous n’en ressortirez pas indemne.

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Citations :

«la Schadenfreude, cette joie suscitée par le malheur d’autrui.»

«La leçon à retenir : Carpe diem, cueillir le jour présent sans se soucier du lendemain. C’est ce que j’avais essayé d’enseigner à Ben quand je l’avais laissé filer devant moi dans la forêt.»

«C’est le jeu de la confiance : une fois que vous l’avez perdue, vous perdez aussi votre spontanéité, vous êtes sur vos gardes et vous filtrez les informations que vous voulez bien partager.»

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Présentation du roman aux éditions Les Escales

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A propos de l’auteur :
Gilly Macmillan vit en Angleterre où elle enseigne aujourd’hui la photographie. Ne pars pas sans moi est son premier roman.

Site de l’auteur

Gilly Macmillan est sur Facebook

Tags: Editions Les Escales, enfant, forêt, Gilly Macmillan, noir, peur, polar, suspens

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Qui suis-je ?

carobookine

Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 P Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 
Parce que j’aime profondément lire (et écrire 😅)

Mais vous me connaissez, et ce matin, j’ai fait une petite parenthèse. Je suis allée donner mon sang avec Aurélie et Patrice, mes voisins corses 🙏

Et j’avais envie de vous dire 3 choses :

🩸 Vous avez un pouvoir immense. Celui de sauver des vies grâce à un geste qui, pour la plupart d’entre nous, est à la fois simple et accessible.

😊 Les équipes de l’Établissement français du sang sont toujours d’une bienveillance et d’un professionnalisme incroyables. Chaque don est accueilli avec le sourire. Alors merci à elles.

☀️ Enfin, l’été est une période où les réserves sont particulièrement faibles. Si vous êtes éligible, que vous soyez en vacances ou chez vous, c’est peut-être le bon moment pour prendre rendez-vous. Des collectes sont organisées partout en France : https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte

Et si votre prochain don, c’était maintenant ? ❤️
@efs_officiel @dondesang_corse
On l’aimait tous déjà beaucoup. Avec ce documenta On l’aimait tous déjà beaucoup. 
Avec ce documentaire, on a presque l’impression que @leon.marchand31 fait partie de la famille 😊

🏊‍♂️ « Léon, au-delà de l’or » (@france.tv) suit le nageur pendant l’année qui a suivi les JO de Paris. Une année loin des podiums, des records et des médailles. Une année pour se reconstruire.

De l’Australie aux États-Unis, on le voit composer avec la fatigue, les blessures, les attentes immenses, les doutes aussi. Et pourtant, jamais il ne renonce. Il cherche simplement à retrouver ce qui l’a toujours porté : la flamme, le plaisir de nager.

J’ai été touchée par la simplicité de ce jeune homme de 23 ans. Derrière l’immense champion, on découvre quelqu’un de sensible, humble, drôle, travailleur, passionné de musique... Quelqu’un de gentil et de profondément humain qui sait s’entourer des meilleurs. 

C’est sans doute ce qui rend ce documentaire si réussi. Il ne célèbre pas seulement les victoires. Il raconte ce qu’il faut de courage pour continuer après avoir tout gagné.

Et puis vient cette toute dernière question, après les Championnats du monde de Singapour 2025, en fin de documentaire : « Es-tu heureux ? »

Mention spéciale pour la réalisation (coréalisée par son père Xavier Marchand), pour les images magnifiques ! Et pour la superbe bande originale, en collaboration avec @guillaume.alric , membre du groupe The Blaze.

Un documentaire passionnant, inspirant et profondément humain. À voir absolument ! (Et parfait pour l’été ☀️)
Qui est d’accord avec moi ?
J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… à cause d’un animal 💔
C’est peut-être une drôle de façon de commencer cette chronique, mais si je dois être honnête, c’est ce qui m’a le plus marquée.

Au-delà de ce détail qui n’en est pas un, j’ai trouvé ce roman noir extrêmement réussi.
Direction les forêts norvégiennes 🇳🇴, où une famille se retrouve pour célébrer les cinquante ans de mariage des parents. Le temps est épouvantable 🌧️ 
Autour de la table : trois enfants (désormais adultes), un beau-frère, un chien, le maître des lieux… et c’est à peu près tout.

Évidemment, rien ne va se passer comme prévu…
Très vite, ils se retrouvent isolés, piégés par les éléments, contraints de cohabiter. Pendant trois jours, les tensions montent, les langues se délient, les secrets de famille remontent à la surface et chacun révèle sa véritable personnalité… pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

J’ai adoré cette ambiance de huis clos.
Typiquement le genre de roman que j’aime : impossible à lâcher, parfaitement construit, et idéal à glisser dans sa valise cet été 📚

📖 « Vigilance orange » de Brit Bildøen, traduit du norvégien par Marina Heide - éditions Belfond.
📚 Le livre des vacances ! (Il y en aura peut-être 📚 Le livre des vacances !
(Il y en aura peut-être plusieurs cet été 😎)

À l’approche de la rentrée, Lola décide de partir à l’étranger avec son fils. À l’aventure ! Contre toute attente, son mari trouve que c’est une excellente idée : ils n’ont qu’à partir tous les deux.

C’est ainsi que débute le nouveau roman d’ @oliviaruizofficiel paru aux @editionsjclattes . Mère et fils s’envolent pour Orlando, puis Essaouira, avant de poursuivre leur périple vers d’autres destinations tout aussi dépaysantes (mais pas forcément lointaines).

Mais l’essentiel n’est pas tant le voyage que le temps retrouvé. Celui qu’on ne prend plus, happés par le quotidien. Loin de chez eux, mère et fils renouent avec une complicité qui n’avait jamais disparu, mais que les contraintes de la vie avaient peu à peu recouverte.

Un roman court, qui se lit d’une traite, et qui fait voyager autant par les paysages que par les odeurs, les saveurs, les rencontres et les émotions. Jusqu’à une fin aussi bouleversante que totalement inattendue !

Décidément, Olivia Ruiz est une artiste accomplie aux multiples facettes ❤️
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