Les Hyènes – Annie Ferret

Auteur : Annie Ferret

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 224

Éditions Grasset (10 mars 2021)

Dans la famille de Blanche, les femmes ont toujours enfanté des filles, maté leurs maris et dévoré les autres. Sauf qu’à 44 ans, Blanche a décidé de mettre fin à cette lignée. Enceinte, elle prépare une bonne blanquette de veau pour attendrir sa mère et lui annoncer qu’elle ne gardera pas l’enfant. Quoi que, une telle décision mérite réflexion…

Livre en lice pour le Prix Orange du Livre 2021

Quid de la transmission entre générations ? Qu’y a-t-il dans nos gènes ? Dans notre sang ? Et dans notre mémoire ? Quel est l’impact de nos ancêtres sur notre vie à nous ?
Que de questions finement abordées par Annie Ferret dans ce premier roman percutant, original et bien écrit ! 

Cette conversation aussi, il l’ont eue cent fois. Claude croit que la génétique n’est pas une fatalité, mais Blanche n’est jamais convaincue et elle est d’autant moins depuis qu’elle a rencontré Mariette. Ce qu’elle voudrait, c’est savoir quel est son degré de liberté véritable. Quelle part de hasard et de destin lui revient-t-il dans cette chaîne qui l’a lie à d’autres femmes et d’autres hommes avant elle ?

 

Happée dès les premières lignes par l’écriture incisive de la romancière, j’ai dévoré Les Hyènes.
Blanche est à la fois moderne, légèrement vicieuse et tellement attachante dans sa quête pour comprendre sa colère, son refus d’enfant. Ses ascendantes sont plutôt violentes, acariâtres et néanmoins touchantes.
En fait, c’est simple, j’ai eu l’impression d’être dans un panier de crabes. Pour s’en sortir, les femmes de cette famille ont appris à marcher sur les autres, à se protéger, quitte à menacer certains individus pouvant représenter un danger (les hommes, donc). 

Les draps, c’est sournois, c’est comme les hommes, ça s’use plus vite au milieu que sur les côtés.

 

Alors, entre épigénétique et généalogie, haine des hommes, rage de vivre et de décider soi-même, à la manière d’un conte, Annie Ferret nous offre, en Picardie profonde, une belle histoire de femmes de caractères (ou de sorcières). 

Un roman très original que j’ai évidemment soutenu pour être dans les 21 titres en lice dans le Prix Orange du Livre 2021 ! 

Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir davantage sur Annie Ferret et son roman Les Hyènes, lisez l’entretien réalisée par Marie, du blog Trouble Bibliomane

 

Présentation du roman aux Éditions Grasset

A propos de l’autrice : Modèle d’art et écrivain, Annie Ferret pose pour des peintres et sculpteurs, vit et écrit à Paris.

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