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Written by carobookine on 7 juin 2016

Le jour où Anita envoya tout balader – Katarina Bivald

Roman étranger

Auteur : Katarina Bivald

Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy

Genre : Roman étranger

Nombre de pages : 464

Editeur : Editions Denoël (11 mai 2016)

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Anita Grankvist a 38 ans et sa vie se résume ainsi : mère célibataire, elle travaille dans le supermarché local et habite à Skogahammar avec sa fille Emma qui, à 19 ans, part faire ses études à Karlskrona (ailleurs en Suède). Sans sa fille à la maison, le quotidien d’Anita devient morne. Elle se retient de ne pas la harceler par téléphone et compte les heures avant son prochain retour. Alors, sans réfléchir, pour ne pas tourner en rond elle décide de faire quelque chose qu’elle a toujours rêvé de faire : prendre des cours de moto.

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Je remercie affectueusement les Editions Denoël pour la lecture du deuxième roman de Katarina Bivald.

Personnellement j’avais adoré son premier roman La bibliothèque des cœurs cabossés, alors forcément je voulais absolument lire le petit nouveau. La ressemblance des couvertures fraiches, colorées et rigolotes y était pour beaucoup je crois. Mais je préfère vous prévenir tout de suite : les deux romans sont très différents (et malheureusement le deuxième ne supporte pas la comparaison avec le premier). Oublions La bibliothèque des cœurs cabossés (dont le sujet était unique : un roman avec une héroïne passionnée de lecture et dont l’intrigue tournait autour des livres) et concentrons-nous sur Le jour où Anita envoya tout balader car, sans cette comparaison, ce roman a du bon.

Anita est une anti-héroïne : enceinte à 19 ans, elle a appris à se débrouiller seule. Elle mène une vie simple avec sa fille, son travail, sa mère légèrement sénile en maison de retraite spécialisée et ses copines Pia et Nesrin avec qui elle décompresse au bar « le Réchaud à alcool ». N’ayant pas de permis de conduire, elle fait tout à pieds (pourquoi en aurait-elle besoin puisque ses centres d’intérêts son à portée de main ?). Mais quand Emma quitte la maison, Anita a «le syndrome du nid vide» : beaucoup de temps pour s’apitoyer et repenser à ses rêves de jeunesse qu’elle a laissés de côté.

Alors, sur l’insistance de ses copines, elle décide de reprendre sa vie en mains. Pour occuper son temps libre, elle s’implique dans l’organisation de la Journée de la Ville et s’inscrit à des cours de moto. Lukas, son moniteur de 9 ans de moins qu’elle, ne la laisse pas indifférente et, petit à petit, elle s’aperçoit que même si sa fille peut encore parfois avoir besoin de son aide, elle est tellement occupée que le temps file. Elle en profite aussi pour rendre plus souvent visite à sa mère et bizarrement ça lui fait du bien.

Ainsi va la vie d’Anita qui lui réserve bien des surprises. Elle dont l’existence suivait son train-train quotidien, va se retrouver au cœur d’un tourbillon d’événements. Il va lui falloir choisir, décider et parfois même souffrir pour avancer, car à 38 ans une jeune femme a encore tellement à faire ! La crise de la quarantaine n’a qu’à bien se tenir, Anita et ses copines sont gonflées à bloc pour la surmonter.

Katarina Bivald écrit avec des mots simples et accessibles à tous, les chapitres sont courts, les paragraphes aussi et nombreux sont les dialogues. Si les prénoms des personnages sont courts donc assez simples à retenir, les noms des villes suédoises en revanche sont tellement complexes que nous sommes bien incapables de nous repérer (Emma est-elle vraiment partie loin de chez sa mère ?). L’histoire a du mal à démarrer je trouve mais la deuxième moitié du roman est bien sympathique et il ne faut pas rater la fin. Comme souvent dans les romans contemporains, le gros bémol à mes yeux est le fait de citer des marques en permanence (produit, magasin ou même jeu-télé), je ne vois vraiment pas ce que cela apporte…

Le jour où Anita envoya tout balader est un «feel-good book» en ce sens qu’il raconte la vie extraordinaire d’une femme ordinaire. Chacun de nous va à un moment donné se retrouver dans une situation de la vie quotidienne, et cette sensation de vécu nous accorde une place privilégiée à nous lecteur, très proche avec les personnages du roman. C’est très plaisant et agréable à lire.

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Présentation du roman aux Editions DENOËL

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Citations :

«J’ai parfois l’impression que ma vie est comme une pièce de théâtre à petit budget qui n’a pas les moyens d’avoir une scénographie assez importante pour créer des décors différents»

«Le vrai bonheur c’est d’être adulte et de l’accepter»

«La vie est trop courte pour s’ennuyer»

A propos de l’auteur :
Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd’hui, elle vit près de Stockholm, en Suède, avec sa sœur et autant d’étagères à livres que possible. La Bibliothèque des cœurs cabossés, son premier roman, a été un best-seller international.

Tags: 2016, copines, Denoël, feel good book, Katarina Bivald, Marianne Ségol-Samoy, mère célibataire, quarantaine, Suède

2 comments

  • Puy des Livres has written: 8 juin 2016 at 7 h 57 min Répondre

    On me l’a offert pour mon anniversaire. Je suis très impatiente de le lire tout comme le précédent de l’auteure.

    • carobookine has written: 8 juin 2016 at 12 h 25 min Répondre

      C’est un joli cadeau ! Je te souhaite une bonne lecture Marine

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carobookine

💛 FABULEUX ✨ Il y a des romans qu’on aime beaucou 💛 FABULEUX ✨

Il y a des romans qu’on aime beaucoup.
Et puis il y a ceux qui nous habitent complètement pendant quelques jours. Ceux qu’on n’a jamais envie de finir, ceux dont les personnages continuent à nous accompagner longtemps après avoir refermé la dernière page. 
« Nous qui avons connu Solange » de Marie Vareille, paru chez @flammarionlivres , fait clairement partie de ceux-là.

Avec cette grande saga familiale sur quatre générations, @marie_vareille nous embarque dans une histoire profondément humaine, sensible et bouleversante, portée par des femmes qu’on n’oublie pas ! 🧍🏻‍♀️

👉 Découvrez sur le blog ma chronique détaillée :
https://carobookine.com/marie-vareille/

Mais pourquoi lire « Solange » ? 
↗️ Pour ces femmes fortes, féministes et profondément attachantes
↗️ Pour retracer le XXe siècle à travers le quotidien d’une famille “normale”
↗️ Pour l'écriture chorale, avec plusieurs temporalités et plusieurs voix, parfaitement maîtrisée
↗️ Pour la plume unique de Marie… et une version @audiolib formidable avec @lara_suyeux ! 🎧

J’ai adoré ce roman.
Un énorme coup de cœur ❤️
Une histoire que je n'avais jamais envie de finir, et des personnages que je n'avais pas envie de quitter. Heureusement, j’ai la chance d’animer une rencontre avec Marie Vareille  à la Fnac de Nantes le 12 juin prochain !
Merci Marie 🙏

💬 Vous voyez ce que je veux dire ?
#blog #chronique #lire #lecture #nousquiavonsconnusolange @netgalleyfrance
Et si tout allait trop vite, trop loin, trop injus Et si tout allait trop vite, trop loin, trop injuste ? 

Direction le comté de Kerry, en Irlande, hiver 1980 🇮🇪
Sur une plage surnommée « le berceau », le corps d’un nouveau-né est retrouvé, emmitouflé dans une serviette bleue. Mary Shea, garda de la police locale, est appelée sur place. 

L’équipe d’enquêteurs venue de Dublin semble convaincue d’avoir trouvé la coupable idéale. Mais Mary doute. Certains détails la dérangent, certaines réactions l’interpellent. Alors elle va continuer à chercher, quitte à se heurter aux conclusions rapides de l’inspecteur Matt Foley, un homme qu’elle respecte… mais pas aveuglément.

👉 Découvrez sur le blog ma chronique détaillée de "Les Silencieuses", le nouveau roman de Anna McPartlin publié chez le cherche midi éditeur :
https://carobookine.com/les-silencieuses-anna-mcpartlin/
Un roman à la fois policier, social et profondément humain 📚

Parce que ce livre parle d’une époque où être une femme dans un métier d’hommes relevait presque du combat quotidien. Et même si les choses ont évolué aujourd’hui, il rappelle aussi que certains silences ont mis longtemps à être brisés...

J’ai refermé ce roman avec l’impression d’avoir voyagé dans une autre époque, mais aussi avec beaucoup d’émotion pour ces femmes qui ont longtemps appris à se taire 🤍
Mary Shea est une héroïne marquante, courageuse sans être parfaite, forte sans jamais perdre sa sensibilité et son sens du devoir.

Un roman puissant, humain et engagé, à mettre entre les mains des femmes… et des hommes. Parce que ces histoires-là méritent aussi d’être lues par tous !

💬 Et vous, avez-vous déjà lu @mcpartlin.anna ?
#blog #chronique #lire #lecture #lesSilencieuses
💛 MERCI MONTAIGU ✨ S’il ne fallait garder qu’une 💛 MERCI MONTAIGU ✨

S’il ne fallait garder qu’une seule image de ce week-end au Printemps du Livre de Montaigu, ce serait celle-ci, avec @lauremanel (crédit photo @printempsdulivre)
Parce qu’elle résume tout : le rire, la spontanéité, la complicité, les échanges et la joie immense d’être là !

Je n’ai presque pris aucune photo moi-même (trop occupée à vivre pleinement mon salon 😅) mais j’ai eu la chance d’animer 6 rencontres avec des auteur.rices que j’admire profondément. Alors merci @patriciajamin !
Merci aux organisateurs pour leur confiance.
Merci aux auteur.rices pour leur générosité.
Merci aux lecteurs, toujours au rendez-vous, passionnés, curieux, enthousiastes. 
Et merci aussi à tous ceux qui ont fait des stories, ça me fait des souvenirs 🌸

Un Salon qui me rappelle à chaque fois pourquoi j’aime lire ! 
A très vite pour les chroniques 📚
Rencontre émerveillée @femmesdebretagne à l’ @ise Rencontre émerveillée  @femmesdebretagne à l’ @iseg_nantes avec @aurelie_valognes !
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