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Written by carobookine on 17 juin 2016

Le Coma des mortels – Maxime Chattam

Policier

Auteur : Maxime Chattam

Genre : Polar/suspens

Nombre de pages : 388

Editeur : Albin Michel (1er juin 2016)

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Pierre est un homme libre. Il s’est affranchi de sa vie d’avant dans laquelle il était dépressif et mal dans sa peau. D’autant que tous les gens qui le côtoyaient tombaient comme des mouches, tous morts subitement. Il revient sur les événements qui l’ont conduit à cette nouvelle existence.

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Je remercie sincèrement les Editions Albin Michel pour la lecture de ce roman.

Tout le monde connaît Maxime Chattam, l’un des maitres du polar français, auteur à succès qui depuis plus de dix ans a écrit de nombreux romans. Personnellement, je ne l’avais jamais lu et même si les fans de Maxime Chattam ont tendance à dire que Le coma des mortels n’est pas dans son style habituel, ma première expérience est une belle découverte.

Le coma des mortels, quel titre ! On sent déjà qu’on va vivre une expérience peu commune en lisant ce bouquin, une sorte d’introspection de la vie humaine. Et en effet, Maxime Chattam, par son personnage principal, nous entraine dans les affres de notre existence.

Dans le préambule, Pierre nous informe qu’il est un homme nouveau et qu’il va nous livrer SA vérité. Comme on refait l’histoire, les chapitres sont numérotés par ordre décroissant (le premier chapitre du roman est le 39. et le dernier le 1.). C’est original.

Pierre est un homme qui n’a rien de sympathique : il est dépressif, aigri, alcoolique, (obsédé sexuel ?), avec des tendances suicidaires et il voudrait qu’on le plaigne… Non, définitivement non. Et pourtant, il a des petites habitudes touchantes qui éveillent notre curiosité. Il est humain en somme. Il s’interroge beaucoup et les disparitions soudaines autour de lui l’énervent autant qu’elles nous intriguent. On a vraiment envie de comprendre. Alors les 388 pages se lisent à toute allure.

Je n’ai pas de comparaison à faire puisque je n’ai lu aucun autre de ses romans, mais je comprends mieux le phénomène Maxime Chattam et le nombre de lecteurs qu’il passionne car il a tous les bons ingrédients : une intrigue bien ficelée, un suspens intenable, une angoisse latente, des chapitres courts, des dialogues incisifs (parfois grossiers), des scènes érotiques (le 3ème paragraphe de la page 152 est assez direct) et de nombreux rebondissements grâce auxquels l’auteur joue avec nos nerfs.

La fin du roman est très surprenante : j’ai l’impression que l’auteur endosse le costume de son personnage principal pour nous faire passer des messages. N’oublions pas le titre : Le Coma des mortels. Entre rêve et cauchemar, Maxime Chattam cherche à nous faire ouvrir les yeux, nous secouer, nous réveiller dans un seul et unique but : non pas influencer notre destin (non, ce serait trop simple et cela signifierait que nous ne sommes pas maitre à bord), mais au contraire lâcher prise, s’affranchir du système et choisir notre vie, pour la vivre à fond. J’aime cette idée de choisir de vivre sa vie et de lui donner du sens.

Happée par l’intrigue, j’ai dévoré Le Coma des mortels que je vous invite à découvrir sans plus attendre !

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Présentation du roman aux Editions Albin Michel

.

A propos de l’auteur :
Traduit dans le monde entier, Maxime Chattam est un des maîtres du thriller français dont l’imagination intarissable est régulièrement saluée par la presse. Avec Que ta volonté soit faite (Albin Michel 2015), il abordait un nouveau genre, le roman noir, dont il continue d’explorer les multiples facettes avec Le coma des mortels.

Site de l’auteur

Maxime Chattam est sur Facebook et sur Twitter

Tags: 2016, Albin Michel, Maxime Chattam, mort, noir, polar, suspens

2 comments

  • Martine has written: 20 juin 2016 at 16 h 50 min Répondre

    Belle chronique Caroline !

    « Le Coma des Mortels » n’est pas un de ces thrillers glauques dont Maxime Chattam a le secret. L’Auteur, nous avait prévenus sur Facebook.

    Ce Roman est dans la veine de ce que l’auteur a amorcé doucement avec « Que Ta Volonté Soit Faite », c’est-à-dire qu’ici le lecteur est amené à se poser des questions sur lui, sa nature profonde, sans se voir donner toutes les clefs du récit.

    Contrairement à certains « Chattamistes », j’ai apprécié son changement de style et le final qui nous fait réfléchir ! BRAVO et MERCI M. C. !

    • carobookine has written: 21 juin 2016 at 9 h 23 min Répondre

      Oui voilà exactement, toi qui es une connaisseuse, c’est intéressant d’avoir ton point de vue. J’aime bien l’idée de s’interroger sur le sens qu’on donne aux choses. Et oui je confirme, merci Maxime Chattam !

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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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