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Written by carobookine on 3 octobre 2016

L’amie prodigieuse – Elena Ferrante

Roman étranger

Auteur : Elena Ferrante

Traduit de l’italien par Elsa Damien

Genre : Roman étranger

Nombre de pages : 448

Editeur : Folio (1 janvier 2016)

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Le jour où le fils de Lila l’appelle pour lui dire que sa mère a disparu (physiquement, mais elle a aussi pris soin d’effacer toute trace de sa vie au point d’avoir vidé ses placards, affaires de toilette et découpé les photos de famille), Elena est en colère certes mais ni inquiète, ni surprise. Cela peut paraître étrange mais Elena connaît bien son amie d’enfance et disparaître est une folie qu’aurait pu faire Lila.

C’est ce qui la pousse à revenir sur leur enfance, pour nous raconter leur histoire.

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L’amie prodigieuse est annoncé comme «le roman que Daniel Pennac offre à tous ses amis», il est sur tous les podiums, toutes les têtes de gondoles et dans le classement des meilleures ventes. C’est le roman incontournable de l’été, et pour cause, L’amie prodigieuse est le premier tome de la saga des deux héroïnes d’Elena Ferrante, dont le tome 2, Le nouveau nom, est sorti cette année. Les deux derniers volets sont déjà parus en Italie et aux Etats-Unis. Alors, phénomène publicitaire ou pépite littéraire ?

.

J’ai d’abord été attirée par le titre de ce roman qui est un titre fabuleux. Qui n’a jamais rêvé d’avoir une amie, d’autant plus si on lui associe l’adjectif de «prodigieuse» ? Ensuite, par la couverture Folio qui est si jolie avec cette photo en noir et blanc de deux gamines qui jouent dans la rue. Mais encore par le lieu et l’époque : Naples vers la fin des années 50. Enfin, par le sujet qu’il aborde : l’amitié.

Les deux petites filles habitent dans un quartier pauvre. Elena (qui porte le prénom du pseudonyme de l’auteur donc) est l’aînée de la famille, bonne élève, sérieuse et bien élevée. Lila quant à elle est une élève brillante, effrontée par moment, qui a des facilités pour apprendre mais déteste l’autorité, qu’elle vienne de sa maitresse, de son frère ainé ou de ses parents. Au jeu du chat et de la souris, les deux fillettes excellent : elles se jaugent, se défient et posent les bases fragiles d’une amitié qui deviendra forte. Car si elles peuvent compter l’une sur l’autre, il y a toujours un esprit de compétition et de jalousie qui parfois ternit leurs relations et les rend sujettes aux plus vives émotions.

Avec elles, nous plongeons au cœur de la vie napolitaine dans les années cinquante, avec ses us et coutumes, l’évolution des mœurs, la condition humaine et le combat des petites filles issues d’un milieu défavorisé pour étudier (les garçons étaient nés pour travailler avec leur père et les filles pour aider leur mère dans le foyer, c’était comme ça). Toutes deux très intelligentes, Lila n’a pourtant d’autre choix que d’arrêter assez tôt sa scolarité quand Elena la poursuit, ce qui l’amènera en dehors des frontières de leur quartier, à la «ville» où le train de vie des bourgeois fait rêver ; cela accentuera leurs différences et sujets de discorde mais jamais ne les séparera.

Je ne vais pas vous dévoiler toute l’histoire (ce serait dommage) mais L’amie prodigieuse est un joli roman qui tient toutes ses promesses. Entre rivalité et complicité, on s’attache très vite aux deux jeunes héroïnes d’Elena Ferrante et à leurs parents et amis (qui sont nombreux, à tel point qu’en début de roman il est listé un idex des personnages), on s’intègrerait presque à la vie de leur quartier. L’auteure a une jolie plume qui nous emmène loin, très loin, dans les péripéties de ses protagonistes et je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

.

Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.

J’éprouvai une sensation qui ensuite s’est souvent répétée dans ma vie : la joie de la nouveauté.

.

Présentation du roman disponible chez Folio

Retrouvez ma chronique de Le Nouveau nom

.

A propos de l’auteur :
Elena Ferrante est l'auteur de plusieurs romans parmi lesquels L'amour harcelant, Les jours de mon abandon et Poupée volée. Tous sont publiés chez Gallimard. L'auteur a été finaliste du prix Strega pour le quatrième volet de la série L'amie prodigieuse.

Tags: 50, amie, complicité, Elena Ferrante, Folio, histoire, Naples, rivalité

2 comments

  • Marine Le Puy des Livres has written: 3 octobre 2016 at 8 h 53 min Répondre

    J’étais très impatiente de lire ce livre. Il se trouve que je ne l’ai pas lu mais que j’ai commencé à l’écouter et là j’ai été très déçue.
    J’ai trouvé ça long et plat. Peut-être est-ce l’effet audio mais je ne sais pas si j’oserais retenter l’expérience en lisant la version papier.

    • carobookine has written: 4 octobre 2016 at 9 h 03 min Répondre

      Je ne sais pas du tout ce que peut donner la version audio mais merci de ta franchise. C’est vrai qu’il y a parfois quelques longueurs mais du coup en lisant, tu peux lire plus vite alors qu’à l’écoute c’est moins évident. Je pense que si tu n’as pas accroché avec la version audio, inutile de persévérer avec la version papier, il existe tellement de livres qu’il vaut mieux passer à un autre 😉

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📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque 📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque de Riedisheim : c’est l’événement !

Pour fêter les 40 ans de la bibliothèque, nous ne recevons pas un, mais deux écrivains pour un Apéro-Biblio exceptionnel : Karine Reysset & Olivier Adam !

Tous deux romanciers, ils écrivent également pour la jeunesse, ont travaillé pour le cinéma et la télévision… et partagent aussi une même passion pour la poésie.

📖 Deux auteurs, deux univers, deux voix… et une vie toute entière consacrée aux mots.

Au programme : leurs derniers romans, leurs recueils de poésie, leur manière d’écrire, leurs projets… mais aussi leur quotidien de couple d’écrivains. De quoi passer une très belle soirée en leur compagnie ! 🥂

📅 Vendredi 11 septembre
📍 Bibliothèque de Riedisheim

🎟️ La rencontre est gratuite, mais sur réservation. Alors ne tardez pas à prendre vos places : https://riedisheim.notrebilletterie.fr/billets
De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
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