La Première faute – Madeleine Meteyer

Auteur : Madeleine Meteyer

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 336

Éditions JC Lattès (6 janvier 2021)

Valentine et François vont à l’Université. Ils n’ont pas les mêmes convictions politiques, mais cela ne les empêche pas de s’aimer. Alors, ils s’installent ensemble, démarrent leur vie professionnelle et fondent une famille. Mais l’avenir n’est pas comme ils l’espéraient. A partir de quand peut-on dire que rien ne va plus ?

Livre en lice pour le Prix Orange du Livre 2021.

Vivement relayé sur les réseaux, le premier roman de Madeleine Meteyer a, j’ai l’impression, un succès fou ! Ma curiosité ayant été éveillée, j’ai eu envie de le lire. Et je l’ai lu vite, car l’histoire est prenante et la plume de la primo-romancière très agréable à lire. Mais…

Je vais te dire ce que c’est le mariage pour moi. C’est un engagement que tu prends non seulement devant tes amis, mais aussi Dieu si tu y crois, et surtout ta femme. Tu lui dis : « Je suis prêt à m’engager à ne plus pouvoir partir, même si demain je pense ne plus être amoureux. Je suis prêt à dresser toutes les barrières entre mon désir éventuel de m’en aller un jour et la possibilité de le faire. Parce que en ce jour, je sais que je remercierai éternellement ce qui aura empêché notre séparation. »

François hoche la tête, pas certain d’être d’accord. Il se demande s’il est bien d’empêcher quelqu’un de partir le jour où il le veut, où il le veut vraiment.

 

Valentine, François, un couple comme les autres ? 

Peut-on jamais dire qu’on connait ce qui se passe dans l’intimité d’un couple ? Prenez par exemple votre couple d’amis « idéal », l’un et l’autre sont-ils vraiment heureux le soir, lorsque vous êtes repartis après avoir passé chez eux un bon moment entre amis ? Qu’est-ce qui vous dit que leur apparente belle relation n’est pas feinte ? Impossible de le savoir, me direz-vous. Mais c’est un peu l’histoire de cette première faute. 

Car si elle a tout pour être heureuse, Valentine ne l’est pas. Elle se sent seule et elle est convaincue qu’elle le sera toujours. Parfois même lorsque des idées noires lui viennent en tête. A qui la faute ?

Au risque de passer pour folle, elle dit vraiment ce qu’elle pense allant même jusqu’à déranger ceux qui vivent avec elle. Par exemple, lorsqu’elle explique à son fils ainé que dans la vie on est toujours seul face à soi-même et qu’il ferait mieux de s’y habituer, elle le pense vraiment. Donc elle le dit « pour qu’il sache d’avance ce que la vie réserve de douloureux, pour lui épargner la douleur de le découvrir seul. » 

Alors oui, l’intimité de ce couple ressemble à la vraie vie, avec ses hauts et ses bas. A la différence près qu’ils vont dans les extrêmes. Et que cette vision très sombre du couple (la romancière l’opposant d’ailleurs parfois au rôle de parent) m’a perturbée. Je ne sais pas si on peut aimer plus son mari que ses enfants, je ne sais pas non plus si c’est à dire ou à taire, toujours est-il que la vie est parfois si dure qu’il faut pouvoir l’adoucir. Et que l’amour ne suffit pas toujours. Et puis, pour finir, ce qui ne m’a vraiment pas plu, c’est la fin justement. Je l’ai trouvée alambiquée, et trop triste. Définitivement trop pessimiste, j’aurais aimé une autre fin. 

 

Présentation du roman aux Éditions JC Lattès

 

A propos de la romancière : Madeleine Meteyer est née en 1993. Elle est journaliste. La Première Faute est son premier roman.

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