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Written by carobookine on 13 juin 2016

La Maison des hautes falaises – Karen Viggers

Roman étranger

Auteur : Karen Viggers

Traduit de l’anglais (Australie) par Aude Carlier

Genre : Roman étranger

Nombre de pages : 424

Editeur : Les Escales (31 mars 2016)

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Lex est un homme blessé. Suite à un drame familial, il part s’exiler dans un petit village isolé sur la côte australienne. De sa maison au bord des falaises, il a une vue imprenable sur l’océan et aperçoit quelquefois des baleines qui le fascinent. Mais cette maison a un passé, plus lourd qu’il n’y parait surtout lorsqu’il fait la connaissance de Calista, une jeune artiste peintre qui elle aussi a ses blessures.

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Je remercie chaleureusement les Editions Les Escales pour la lecture de ce deuxième roman de Karren Viggers. Je ne pouvais rêver mieux comme entrée en matière pour découvrir cet auteur.

La Maison des hautes falaises est un roman fort à tous points de vue : la nature est maitresse en ces lieux, les animaux sont précieux et les hommes forment une petite communauté dans laquelle il n’est pas facile de s’intégrer. Lex a quitté la grande ville pour tout oublier, faire le vide et repartir de zéro. Il se perd dans les méandres de la culpabilité, noie son chagrin dans l’alcool et plus le temps passe moins il a l’impression de se retrouver.
Sa rencontre avec Callista est le déclic qui le ramène à la vie, du moins pour un temps. Car Callista est abimée elle aussi et en colère en plus. Chacun doit faire avec son passé. Ces deux personnages sont touchants dans leurs maladresses pour tenter de s’en sortir. Car si l’objectif est bien de renouer avec la vie, aucun des deux ne sait comment s’y prendre et la rechute est terrible.

Face à l’immensité de la mer, l’homme se sent petit. Mais pour un homme perdu, cet infini d’espace est une aubaine : il peut se laisser emporter par le vent, laisser libre cours à ses sentiments et renouer avec des petits riens. L’auteur a su trouver les mots justes en écrivant « Le vide paradisiaque ». Lorsque la saison de la migration des baleines arrive, Lex est subjugué et retrouve le goût de la découverte. Son intérêt soudain pour les baleines éveille notre curiosité.

J’adore les romans des Escales dans leur mise en page, choix de typographie, épaisseur et texture du papier. Leurs romans sont comme des objets d’art. Ici, La Maison des hautes falaises est un roman qui avance vite, la finesse de l’écriture de Karren Viggers est un régal et on engloutit à toute vitesse ce joli pavé. Je ne suis pas passée loin du coup de coeur, vraiment, mais je trouve que l’auteure s’est un peu emballée sur la scène du sauvetage de baleine (scène trop longue, j’aurais préféré suivre d’autres aventures de Calista et de Lex, d’autant que le dénouement est un peu abrupt).

Dans La Maison des hautes falaises, Karen Viggers nous offre une ode à la nature que nous devons apprécier et écouter pour mieux vivre en son cœur. C’est aussi une histoire d’amour touchante entre deux êtres que tout oppose, que leur passé réunit mais qui les empêche aussi d’envisager l’avenir. L’homme a ses faiblesses que seule la volonté (de guérison) peut vaincre. Ne dit-on pas que «dans la vie, quand on veut on peut» ?

Une chose est sûre, maintenant que j’ai lu La Maison des haute falaises, j’ai terriblement envie de lire son premier roman : La Mémoire des embruns !

.

Je crois au pouvoir de l’enthousiasme. Au pouvoir de la volonté collective. Le pouvoir de la détermination rassemblée.

.

On n’est pas obligés d’avoir la même façon de penser. On n’est même pas obligés d’être d’accord. Il est bon d’embrasser nos différences. Au final, c’est ce qui nous rend intéressants. {…} Avec les bons ingrédients, on a toujours une chance d’être heureux.

.

Présentation du roman aux Editions Les Escales

.

A propos de l’auteur :
Karen Viggers est née à Melbourne, en Australie. Après des études à Melbourne et à Canberra, elle obtient son diplôme de vétérinaire puis son doctorat en étude de la faune sauvage. Elle écrit entre son activité en cabinet et l’étude des animaux australiens. Après La Mémoire des embruns qui a connu un grand succès, La Maison des hautes falaises est le deuxième roman de Karen Viggers publié aux Escales.

Site de l’auteur

Tags: 2016, amour, Australie, baleine, blessure, Editions Les Escales, falaise, immensité, Karen Viggers, mer, nature, océan, passé

2 comments

  • Camilla has written: 13 juin 2016 at 12 h 52 min Répondre

    J’aimerais beaucoup lire ce roman ! 🙂 L’histoire pourrait vraiment me plaire, merci pour cette découverte !

    • carobookine has written: 13 juin 2016 at 13 h 38 min Répondre

      Je t’en prie ! C’est un plaisir pour moi de pouvoir vous donner des idées. Bonne lecture

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📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque 📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque de Riedisheim : c’est l’événement !

Pour fêter les 40 ans de la bibliothèque, nous ne recevons pas un, mais deux écrivains pour un Apéro-Biblio exceptionnel : Karine Reysset & Olivier Adam !

Tous deux romanciers, ils écrivent également pour la jeunesse, ont travaillé pour le cinéma et la télévision… et partagent aussi une même passion pour la poésie.

📖 Deux auteurs, deux univers, deux voix… et une vie toute entière consacrée aux mots.

Au programme : leurs derniers romans, leurs recueils de poésie, leur manière d’écrire, leurs projets… mais aussi leur quotidien de couple d’écrivains. De quoi passer une très belle soirée en leur compagnie ! 🥂

📅 Vendredi 11 septembre
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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
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