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Written by carobookine on 22 février 2017

La Maison aux secrets – Catherine Robertson

Roman étranger

Auteur : Catherine Robertson

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Fabienne Duvigneau

Genre : Roman étranger

Nombre de pages : 414

Éditions Charleston (7 février 2017)

April Turner habite en Nouvelle-Zélande lorsqu'elle reçoit la visite d'un homme lui annonçant qu'elle est l'heureuse héritière d'une vieille bâtisse en Angleterre, l’Empyrée. Elle, qui depuis cinq ans menait une vie simple et chaste, prend cet héritage comme un cadeau empoisonné. Bien décidée à vendre cette maison, elle entreprend tout de même un voyage en Angleterre pour voir à quoi elle ressemble.

Livre lu en avant-première en tant que lectrice des Éditions Charleston que je remercie pour l’occasion.

La Maison aux secrets porte bien son nom, car il y a une multitude de secrets dans ce roman.

En fait, si April considère cet événement comme une intrusion dans sa vie privée, c'est parce qu'elle a vécu un drame : celui de perdre son fils de six ans renversé par un automobiliste sous ses yeux. Depuis, elle porte le deuil, mais surtout elle culpabilise. Quelle mère est-elle pour ne pas avoir réussi à protéger son enfant ?
Elle est la seule responsable (du moins, le considère-t-elle) et elle s’inflige une peine irrévocable : celle de payer pour la mort de son fils qu’elle n’a pas su éviter. Après avoir quitté son mari, le père de son fils, elle s’est interdit de vivre, ne s’autorisant plus aucun plaisir, ne cherchant plus à se lier avec quiconque de peur de ne pas mériter son amitié.

Les morts sont libres, oui, mais ils nous enchainent à leur mémoire.

Mais, en arrivant en Angleterre, ses certitudes sont mises à mal, sa meilleure volonté ne suffit pas pour continuer à purger sa peine comme elle l’entend. Bien malgré elle, elle fait la connaissance d’hommes et de femmes singuliers qui peu à peu tentent de lui redonner goût à la vie.

April est une femme brisée, sa douleur est palpable, elle fait mal (en tant que maman, je me suis sentie très mal à l’aise tout le premier tiers du livre, vraiment, c’était très dur pour moi de poursuivre ma lecture avec un drame si terrible…). Malgré toutes ses barrières, elle n’est pas insensible. Elle aime la terre, les arbres, la nature dans toute sa splendeur. Et, à force de s’intéresser bien malgré elle au monde qui l’entoure, elle devient attachante.

A l’image d’un oisillon qui a besoin de sa mère pour se nourrir, April est un petit bout de femme qui doit réapprendre les gestes les plus élémentaires de la vie. Avec l’aide de personnes qu’elle ne connaissait pas quelques mois auparavant, elle rouvre son cœur et renoue avec des sentiments qu’elle croyait disparus à jamais. Mêlant habillement le présent d’April et le passé de ses ancêtres éloignés, La Maison aux secrets est un roman touchant sur les secrets de famille, l’amitié, le travail de deuil et le pouvoir extraordinaire de la vie.

Une pomme par jour, la santé pour toujours.

 

Présentation du roman chez les Éditions Charleston

A propos de l’auteur :
Catherine Robertson est auteur n°1 best-seller en Nouvelle Zélande. Elle vit à Wellington. La Maison aux secrets est best-seller en Nouvelle-Zélande, et Catherine Robertson a été lauréate du Nelson Public Library Award pour la fiction en 2015 (c'est la plus ancienne bibliothèque de Nouvelle-Zélande).

Tags: 2017, amitié, amour, Catherine Robertson, deuil, Editions Charleston, éveil, nature, Nouvelle-Zélande, secrets, vie

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Qui suis-je ?

carobookine

De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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