La grande roue – Diane Peylin

Auteur : Diane Peylin

Genre : Littérature française

Nombre de pages : 256

Éditions Les Escales (11 janvier 2018)

A l’été 1986, lors d’une fête foraine, la fragile Emma rencontre le bel étalon, Marc. Elle qui s’est toujours sentie à l’écart se retrouve choyée, admirée, aimée tout simplement. Aux pieds de la grande roue, ils se promettent monts et merveilles. Très vite ils s’installent ensemble, construisent leur nid, mais le conte de fées ne tient pas toutes ses promesses. La situation dérape. 

Autre personnage, autre époque : Tess erre dans la nuit. David le taiseux prend un job à la montagne. Et Nathan est toujours fourré chez les flics, à se demander si la roue tournera un jour. Satanée roue. 

Je remercie ma copine de lecture Sophy de m’avoir vivement recommandé ce roman.

Un démarrage lent, très lent, dans lequel il n’est pas simple de se repérer. La grande roue nécessite une lecture attentive car c’est dans la somme de petits détails que le lecteur va réussir à s’y retrouver. Comprendre qui est qui, qui fait quoi et dans quel but même si (difficile à admettre pour la cartésienne que je suis) il faut parfois se laisser porter par la magie des mots pour avancer. Marcher dans le brouillard, à son rythme, c’est tout de même une façon d’avancer vers son destin. 

Roman choral noir et lumineux à la fois, La grande roue est une sorte de conte qui entremêle la vie de quatre personnages abimés par la vie. On cherche à percer le mystère du lien qui les unit mais, comme dans la vie, il y a un temps pour tout : observer, comprendre et agir. Et dans ce roman, le lecteur a tout le loisir d’observer les uns et les autres, il va rapidement comprendre que la vie d’Emma n’est pas du tout celle qu’elle s’était imaginée et qu’elle va devoir agir, passer à l’action, prendre ses responsabilités. 

Au pied d’une Grand Roue qui embarque les gens vers le ciel leur promettant liberté et merveilles. Promesse. {…} Field décrit leur fougue du début, romantique et féérique, puis la mécanique terrible qui s’est installée, empoisonnant complètement Emma et l’entrainant dans un quotidien de cauchemar. 

 

Il suffit parfois d’un instant pour passer du rêve au cauchemar et cette fragilité est parfaitement décrite dans La grande roue.
Diane Peylin, dont je n’avais lu aucun livre (mais dont Même les pêcheurs ont le mal de mer me fait de l’oeil depuis longtemps !), a su trouver les mots justes pour me faire vivre une multitude d’émotions : amour, colère, révolte, tristesse, désir, vengeance pour finalement finir avec la paix. Car quel que soit le cauchemar dans lequel tout homme ou femme peut être plongé, il y a toujours une lueur d’espoir, un fil tenu qui peut maintenir en état de survie et donner la force de se battre pour aller mieux. Demain est (définitivement) un autre jour.

Présentation du roman aux Éditions Les Escales

 

A propos de l’auteur : née en 1978, Diane Peylin est une Ardéchoise nomade qui aime parcourir le monde avec son sac à dos, à vélo ou en voilier. Romancière, elle partage également sa passion des mots lors d’ateliers d’écriture. Elle est notamment l’auteur de À l’endroit où elles naissent (Les Nouveaux Auteurs, Grand prix du Roman de l’été 2011) et du remarqué Même les prêcheurs ont le mal de mer (Les Escales, 2016; Prix Rosine Perrier; Pocket, 2017). La Grande Roue est son cinquième roman.

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