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Written by carobookine on 7 octobre 2017

Danser, encore – Julie de Lestrange

Littérature française

Auteur : Julie de Lestrange

Genre : Feel-good book

Nombre de pages : 272

Éditions Mazarine (4 octobre 2017)

Alexandre est en couple avec Sophie, la cousine de Marco. Leurs grands-parents étaient amis, leurs parents l’étaient aussi, et eux sont amis depuis trente ans.

Alors qu’Alexandre et Sophie sont parents, Marco, lui, ne veut pas d’enfant. C’est la raison pour laquelle Pénélope se résout à le quitter.

Chacun mène sa vie comme il l’entend (ou comme il la souhaite) jusqu’au jour où en un instant, pour l’un d’entre eux, elle bascule. Et, c’est entouré de ses amis, qu’il a besoin d’y (re)trouver un sens.

Je remercie du fond du coeur Julie de Lestrange et les Éditions Mazarine pour l’envoi de ce roman, feel-better par excellence.

C’est avec beaucoup d’émotion que j’écris ma chronique aujourd’hui.

Bien sûr, pour son titre et son pitch, j’avais lu Hier encore, c’était l’été, un joli roman faisant la part belle à l’amitié. Evidemment, lorsque j’ai appris que l’auteure écrivait la suite, je me réjouissais de la lire à nouveau. Aujourd’hui, c’est chose faite et, ne sachant pas trop à quoi m’attendre, j’avais fait le choix de ne pas lire la 4ème de couverture pour être totalement surprise par l’histoire.

Ainsi, j’ai retrouvé avec plaisir Alexandre et Sophie, découvert leurs enfants, Nathan et Julie, avec l’émotion d’une mère, mais aussi, sans pouvoir m’y attendre, j’ai souffert avec eux tous (les copains/cousins/amis)…
Julie de Lestrange écrit sur la vie et les relations humaines. Je ne pouvais pas imaginer qu’elle écrirait sur le côté dramatique de la vie, je me suis laissé emporter par l’histoire et j’en ai été bouleversée. Heureusement, il y a toujours une pointe d’optimisme.

Dans la vie, chacun a ses problèmes, plus ou moins graves. Quand tout va bien, on peut aussi s’en créer. Mais, quand la vie nous fait une mauvaise farce, on ne fait que subir. Et selon notre forme du moment, il ne tient qu’à nous de réagir : sombrer ou se relever.
De Paris à Londres, en passant par la Thaïlande, sans oublier le fameux « Chalet de l’Amitié » en montagne, il est ici question d’amour, de filiation, d’engagement, de solidarité, de vérité aussi et de choix de vie.

Danser, encore est (comme la vie finalement) à la fois dur et doux. Si on se laisse facilement entrainer par les aventures des personnages, on est aussi interpelé par leurs réflexions, et les dernières pages sont particulièrement émouvantes.
Bel hommage à l’amitié, à la famille et à la nature je dirais. En tout cas une chose est sûre, à l’image de la photo de couverture, l’auteure nous incite à célébrer la vie. Et ça me plait bien ! A la façon d’un Carpe diem.

{…} Si tu ne comprends pas que la vie ne tient qu’à un fil, alors tu passes à côté de la leçon. Chaque seconde est un sursis. {…} Ce n’est ni triste ni gai. C’est la règle du jeu. Tant que tu es dans la partie, il faut lancer les dés. {…} Mais ensuite, il faut continuer. En gardant à l’esprit que tout est éphémère. Laisse-moi t’épargner le suspense : tu as perdu ton frère et tu perdras les autres aussi. Ou alors, ce sont eux qui te perdront. Ce n’est qu’une question de temps. C’est la seule vérité que l’on sache et qui nous oblige à vivre dans le présent. Alors, vis nom de Dieu. Vis de ton mieux. Profite. Fais ce que tu veux.

 

Présentation du roman aux Éditions Mazarine

 

A propos de l’auteur :
Passionnée de littérature et d’écriture, Julie de Lestrange écrit pour la télévision, le théâtre et le milieu du spectacle.

Tags: amis, amitié, deuil, feel-good, Julie de Lestrange, Mazarine, nature, vie

2 comments

  • Marine Le Puy des Livres has written: 10 octobre 2017 at 9 h 26 min Répondre

    Une de mes toute prochaine lecture qui j’en suis sûre me ravira le coeur.

    • carobookine has written: 11 octobre 2017 at 7 h 49 min Répondre

      Moi aussi j’en suis sûre ! Bonne lecture Marine

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Qui suis-je ?

carobookine

De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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