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Written by carobookine on 15 décembre 2016

Dans le jardin de l’ogre – Leïla Slimani

Premier roman

Auteur : Leïla Slimani

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 240

Editeur : Folio (7 janvier 2016)

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Adèle est mariée avec Richard, ils ont un petit garçon qui s’appelle Lucien. En apparence, elle mène la belle vie à Paris. Mais Adèle a des pulsions qu’elle est bien incapable de contrôler. Son corps a besoin d’autres hommes, elle en est esclave, devient incontrôlable et enchaine les conquêtes.

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Lors de la Rentrée littéraire septembre 2016, j’avais repéré Chanson douce de Leïla Slimani, dont je n’avais pourtant encore rien lu. Je l’ai lu et fortement apprécié, roman pour lequel l’auteure a depuis obtenu le Prix Goncourt.
Curieuse par nature, j’ai eu très envie de lire Dans le jardin de l’ogre pour mieux connaître Leïla Slimani. Aussi, je remercie les Editions Folio pour la lecture de ce roman.

Il y a des auteurs que l’on a plaisir à retrouver. C’est mon cas avec Leïla Slimani. J’avais découvert une romancière stupéfiante dans Chanson douce et je l’ai retrouvée dès les premières pages de son premier roman. Une héroïne moderne, qui lutte pour sa paix intérieure mais n’en reste pas moins sujette aux éléments extérieurs. La plume est précise, vive et directe. Les phrases et les chapitres sont courts pour une succession d’événements, irréversibles, à un rythme effreiné.

Adèle est une femme d’aujourd’hui qui mène tambours battants sa vie de femme, de mère et de femme active. Journaliste, plus par piston que par vocation, elle court toujours entre deux rendez-vous, qu’ils soient professionnels ou personnels. Elle est unique. Et, n’ayons pas peur des mots, elle est nymphomane.
Ne dit-on pas que le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y céder ? Ce proverbe pourrait être la devise d’Adèle qui, malgré toutes ses tentatives pour s’assagir, pour refouler ses pulsions les plus intimes, sait qu’elle n’aura d’autre choix que de s’y soumettre.
Ensuite, c’est l’engrenage. Le temps passe et rien n’y fait, les conquêtes s’enchainent. Les mensonges aussi. Jusqu’au jour où Richard découvre le pot aux roses. Son secret percé, Adèle dérape. A l’image des patients de son mari, elle n’a plus de repères.

Elle essayait de lui expliquer le désir insatiable, la pulsion impossible à contenir, la détresse de ne pouvoir y mettre fin. Mais ce qui l’obsédait, lui, c’est qu’elle ait pu abandonner Lucien (son fils) toute une après-midi pour retrouver un amant. Qu’elle ait inventé une urgence professionnelle pour annuler des vacances en famille et baiser deux jours entiers dans un hôtel minable en banlieue. Ce qui le révoltait et le fascinait à la fois, c’est l’aisance avec laquelle elle avait menti et mené cette double vie.

Dans le jardin de l’ogre est un premier roman fort et puissant sur l’addiction sexuelle et ses malheureuses conséquences. Ou comment un corps peut être à ce point esclave de ses pulsions. Sans jamais tomber dans la vulgarité, Leïla Slimani écrit des scènes de sexe avec forces détails à faire pâlir d’envie. Et les 240 pages sont avalées en quelques heures…

.

Présentation du roman chez Folio

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A propos de l’auteur :
Leïla Slimani est née en 1981, elle vit à Paris. Dans le jardin de l’ogre est son premier roman.
Découvrez son deuxième roman, Chanson douce, Prix Goncourt 2016.

Tags: 2016, addiction, femme, Folio, goncourt, Leïla Slimani, premier roman, sexe

2 comments

  • L'ivresse littéraire has written: 17 décembre 2016 at 20 h 14 min Répondre

    Un roman que j’ai beaucoup apprécié, empreint d’une certaine violence. Le portait d’une mante religieuse sous une plume audacieuse.

    • carobookine has written: 20 décembre 2016 at 14 h 40 min Répondre

      C’est joli ce que tu dis, l’image de la mante religieuse lui convient parfaitement.

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Qui suis-je ?

carobookine

Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 P Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 
Parce que j’aime profondément lire (et écrire 😅)

Mais vous me connaissez, et ce matin, j’ai fait une petite parenthèse. Je suis allée donner mon sang avec Aurélie et Patrice, mes voisins corses 🙏

Et j’avais envie de vous dire 3 choses :

🩸 Vous avez un pouvoir immense. Celui de sauver des vies grâce à un geste qui, pour la plupart d’entre nous, est à la fois simple et accessible.

😊 Les équipes de l’Établissement français du sang sont toujours d’une bienveillance et d’un professionnalisme incroyables. Chaque don est accueilli avec le sourire. Alors merci à elles.

☀️ Enfin, l’été est une période où les réserves sont particulièrement faibles. Si vous êtes éligible, que vous soyez en vacances ou chez vous, c’est peut-être le bon moment pour prendre rendez-vous. Des collectes sont organisées partout en France : https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte

Et si votre prochain don, c’était maintenant ? ❤️
@efs_officiel @dondesang_corse
On l’aimait tous déjà beaucoup. Avec ce documenta On l’aimait tous déjà beaucoup. 
Avec ce documentaire, on a presque l’impression que @leon.marchand31 fait partie de la famille 😊

🏊‍♂️ « Léon, au-delà de l’or » (@france.tv) suit le nageur pendant l’année qui a suivi les JO de Paris. Une année loin des podiums, des records et des médailles. Une année pour se reconstruire.

De l’Australie aux États-Unis, on le voit composer avec la fatigue, les blessures, les attentes immenses, les doutes aussi. Et pourtant, jamais il ne renonce. Il cherche simplement à retrouver ce qui l’a toujours porté : la flamme, le plaisir de nager.

J’ai été touchée par la simplicité de ce jeune homme de 23 ans. Derrière l’immense champion, on découvre quelqu’un de sensible, humble, drôle, travailleur, passionné de musique... Quelqu’un de gentil et de profondément humain qui sait s’entourer des meilleurs. 

C’est sans doute ce qui rend ce documentaire si réussi. Il ne célèbre pas seulement les victoires. Il raconte ce qu’il faut de courage pour continuer après avoir tout gagné.

Et puis vient cette toute dernière question, après les Championnats du monde de Singapour 2025, en fin de documentaire : « Es-tu heureux ? »

Mention spéciale pour la réalisation (coréalisée par son père Xavier Marchand), pour les images magnifiques ! Et pour la superbe bande originale, en collaboration avec @guillaume.alric , membre du groupe The Blaze.

Un documentaire passionnant, inspirant et profondément humain. À voir absolument ! (Et parfait pour l’été ☀️)
Qui est d’accord avec moi ?
J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… à cause d’un animal 💔
C’est peut-être une drôle de façon de commencer cette chronique, mais si je dois être honnête, c’est ce qui m’a le plus marquée.

Au-delà de ce détail qui n’en est pas un, j’ai trouvé ce roman noir extrêmement réussi.
Direction les forêts norvégiennes 🇳🇴, où une famille se retrouve pour célébrer les cinquante ans de mariage des parents. Le temps est épouvantable 🌧️ 
Autour de la table : trois enfants (désormais adultes), un beau-frère, un chien, le maître des lieux… et c’est à peu près tout.

Évidemment, rien ne va se passer comme prévu…
Très vite, ils se retrouvent isolés, piégés par les éléments, contraints de cohabiter. Pendant trois jours, les tensions montent, les langues se délient, les secrets de famille remontent à la surface et chacun révèle sa véritable personnalité… pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

J’ai adoré cette ambiance de huis clos.
Typiquement le genre de roman que j’aime : impossible à lâcher, parfaitement construit, et idéal à glisser dans sa valise cet été 📚

📖 « Vigilance orange » de Brit Bildøen, traduit du norvégien par Marina Heide - éditions Belfond.
📚 Le livre des vacances ! (Il y en aura peut-être 📚 Le livre des vacances !
(Il y en aura peut-être plusieurs cet été 😎)

À l’approche de la rentrée, Lola décide de partir à l’étranger avec son fils. À l’aventure ! Contre toute attente, son mari trouve que c’est une excellente idée : ils n’ont qu’à partir tous les deux.

C’est ainsi que débute le nouveau roman d’ @oliviaruizofficiel paru aux @editionsjclattes . Mère et fils s’envolent pour Orlando, puis Essaouira, avant de poursuivre leur périple vers d’autres destinations tout aussi dépaysantes (mais pas forcément lointaines).

Mais l’essentiel n’est pas tant le voyage que le temps retrouvé. Celui qu’on ne prend plus, happés par le quotidien. Loin de chez eux, mère et fils renouent avec une complicité qui n’avait jamais disparu, mais que les contraintes de la vie avaient peu à peu recouverte.

Un roman court, qui se lit d’une traite, et qui fait voyager autant par les paysages que par les odeurs, les saveurs, les rencontres et les émotions. Jusqu’à une fin aussi bouleversante que totalement inattendue !

Décidément, Olivia Ruiz est une artiste accomplie aux multiples facettes ❤️
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