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Written by carobookine on 31 août 2018

Power – Michaël Mention

Policier

Auteur : Michaël Mention

Genre : Roman noir

Nombre de pages : 452

Éditions Stéphane Marsan (4 avril 2018)

21 février 1965. Moins de deux ans après la mort de JFK, Malcolm X est assassiné. Vingt millions d’Afro-américains sont sous le choc.

Parmi eux Bobby Stills et Huey Norton qui s’unissent pour créer le 15 octobre 1966, à Oakland, le Black Panther Party for Self-Defense avec un programme en 10 points selon deux axes : «Ce que nous voulons» et «Ce en quoi nous croyons».

Alors que les Etats-Unis sont enlisés dans la guerre du Vietnam, c’est le début d’une autre guerre qui a lieu cette fois-ci dans les rues américaines : le Gouvernement américain (White America) vs. les Black Panthers (Black Power).

Roman lu dans le cadre du Prix du Festival Sans Nom 2018, qui a lieu à Mulhouse les 20 et 21 octobre 2018.

 

Qu’il est difficile d’écrire sur ce roman ! Qui commence comme un document d’ailleurs…
Les premières pages nous font revivre en direct l’assassinat de Malcolm X qui brise les espoirs de millions d’américains. C’est cru, c’est vrai et traumatisant. 

L’Amérique est alors divisée entre les mouvements révolutionnaires qui émergent des ghettos et la non-violence prônée par un certain Martin Luther King. Malgré son militantisme pacifique en faveur des droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté, il sera lui aussi assassiné le 4 avril 1968 à Memphis.

En parallèle, on découvre l’histoire de Bobby Stills et Huey Norton, les deux jeunes qui seront à l’origine de la révolution initiée par les Black Panthers. Un mouvement armé jusqu’aux dents qui va rapidement voir grossir ses rangs de milliers de militants qui vont défier l’Amérique raciste. 

Une fois les Black Panthers créées, le roman est une succession de chapitres donnant la parole à trois personnes : Charlène, jeune militante des BP qui rugit de colère et de haine contre les «porcs» que sont les flics ; Neil, officier de police, bouleversé par la mort de son coéquipier lors d’un banal contrôle de papiers qui dérape ; et Tyrone, une petite frappe infiltré par le FBI chez les BP.

Ainsi, le lecteur passe de l’un à l’autre des personnages au coeur d’une violence sans nom. Malgré leur jeunesse, les BP sont organisés, ils éditent leur propre journal, ont leurs codes, distribuent des repas aux jeunes défavorisés et s’unissent dans l’adversité avec un objectif : l’égalité. Et, d’une certaine façon même si c’est antinomique avec leur façon de faire : la paix. 

De l’autre côté, quand ils ne sont pas en dépression, les flics s’organisent pour faire régner la loi, mais leurs maladresses se mélangent avec leur débordements volontaires et le pays plonge dans le chaos : révoltes, protestations, guérillas… La haine et la colère dirigent les ghettos. On ne compte plus le nombre de clans qui se battent, en revanche, le nombre de cadavres ne cesse d’augmenter. 

Ça a foiré à cause de nous. Pas à cause du FBI, de la came, des gangs. Ils nous ont pourri la vie mais, le vrai problème, c’était nous. Trop pressés. Des siècles qu’on avait rien, alors on voulait tout et on a foncé. On était sur tous les fronts, tellement impliqués qu’on a rien vu venir. L’envie, c’est ce qui  nous a tués.

{…} C’est pour ça qu’on s’est unis. Organisés. On avait nos codes, notre langage, notre journal, notre musique, notre cinéma, notre look, nos penseurs, nos écoles, nos cliniques, notre capitale, notre président, nos ministres, notre indépendance. 

On était noirs. 

On était libres. 

On était les Black Panthers.

 

En résumé, Power de Michaël Mention est un livre inclassable ! 

Un roman faisant office de référence dans l’Histoire des Etats-Unis, liant la réalité et la fiction grâce à des personnages plus vrais que nature, et une écriture romanesque incisive et affutée qui saigne là où ça fait mal.
Tout un pan de l’Histoire américaine trop méconnue qui gagnerait à être mieux (ou plus) enseignée à l’école. Un roman à mon sens nécessaire sur l’Amérique des sixties marquée au fer rouge par une révolution culturelle et politique sans commune mesure.  

 

Présentation du roman aux Éditions Stéphane Marsan

 

A propos de l’auteur :
Michaël Mention est l’une des figures les plus attachantes de la nouvelle génération du « noir ». Après les formidables, parmi bien d’autres, Jeudi Noir (Ombres Noires, 2014), …et justice pour tous (Rivages, 2015) ou encore Bienvenue à Cotton’s Warwick (Ombres Noires, 2016), le jeune romancier nous promet, avec le très attendu Power (Stéphane Marsan, 2018), un nouveau tour de force par une immersion historique d’un réalisme stupéfiant dans l’une des oppositions les plus violentes et symboliques qu’aient connues, au XXe siècle, les Etats-Unis sur leur sol. Non seulement ce roman nous jette dans cette réalité « qui macère, mendie et crève », mais il marque également le lancement d’une nouvelle maison d’édition (Stéphane Marsan) !
Une occasion supplémentaire de fêter son éclosion au prochain Festival Sans Nom !

Tags: Black Panthers, combat, flic, ghettos, Michael Mention, noir, révolution, Stéphane Marsan, USA, voyou, White America

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Qui suis-je ?

carobookine

📚 Imaginez… Un jour, vous sortez acheter du pain. 📚 Imaginez…
Un jour, vous sortez acheter du pain. Quelques minutes plus tard, vous rentrez chez vous en voiture et… la porte de votre garage ne s’ouvre pas.

Que faites-vous ?
Réponse A : Vous pensez que le bip déconne. Vous coupez le moteur, vous vous rapprochez, vous réessayez. Rien.
Réponse B : Vous sonnez pour qu’on vous ouvre. Mais à l’autre bout de l’interphone… personne ne vous connaît.
Réponse C : Vous sortez votre téléphone pour appeler votre femme. Sauf que… son numéro n’est plus dans vos contacts.

Je le raconte sur le ton de l’humour, mais c’est à peu près ce qui arrive à Gabriel, le personnage principal de "Allô Charly, Papa Tango", imaginé par @lenosolveig et publié aux @editionsmichellafon 
C’est le premier roman que je lis de cet auteur, qui m’a été offert dédicacé par @carolinepuaud , rencontrée grâce aux @femmesdebretagne 

Et si, quelque part, votre trajectoire de vie avait dévié ?
Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que vous seriez devenu si vous aviez accepté ce rendez-vous, saisi cette proposition… ou, au contraire, refusé un choix qui a changé le cours de votre vie ?

Je ne vous en dirai pas plus, parce que tout l’intérêt du roman est justement de découvrir ce qui est arrivé à notre héros. Une chose est sûre : lui se souvient parfaitement de la personne qu’il était. Le problème, c’est que cette vie-là semble ne plus exister.
Avec l’aide de son frère (surtout) et de quelques personnes de son entourage, il va donc tenter de comprendre ce qui lui arrive et, surtout, comment retrouver le chemin de sa propre existence.

➡️ Une intrigue originale, pleine de rebondissements, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’humour, mais qui questionne aussi nos choix, nos priorités, nos renoncements et les rêves qu’on laisse parfois de côté en chemin.
Bref, un roman qui joue avec nos « et si… ? »

Parfait à glisser dans votre valise cet été ! 
Vous êtes d’accord ? ☀️
#lenosolveig #allocharlypapatango #lire #lecture #instabook
Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 P Je sais… ici, on parle surtout de littérature 📚 
Parce que j’aime profondément lire (et écrire 😅)

Mais vous me connaissez, et ce matin, j’ai fait une petite parenthèse. Je suis allée donner mon sang avec Aurélie et Patrice, mes voisins corses 🙏

Et j’avais envie de vous dire 3 choses :

🩸 Vous avez un pouvoir immense. Celui de sauver des vies grâce à un geste qui, pour la plupart d’entre nous, est à la fois simple et accessible.

😊 Les équipes de l’Établissement français du sang sont toujours d’une bienveillance et d’un professionnalisme incroyables. Chaque don est accueilli avec le sourire. Alors merci à elles.

☀️ Enfin, l’été est une période où les réserves sont particulièrement faibles. Si vous êtes éligible, que vous soyez en vacances ou chez vous, c’est peut-être le bon moment pour prendre rendez-vous. Des collectes sont organisées partout en France : https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte

Et si votre prochain don, c’était maintenant ? ❤️
@efs_officiel @dondesang_corse
On l’aimait tous déjà beaucoup. Avec ce documenta On l’aimait tous déjà beaucoup. 
Avec ce documentaire, on a presque l’impression que @leon.marchand31 fait partie de la famille 😊

🏊‍♂️ « Léon, au-delà de l’or » (@france.tv) suit le nageur pendant l’année qui a suivi les JO de Paris. Une année loin des podiums, des records et des médailles. Une année pour se reconstruire.

De l’Australie aux États-Unis, on le voit composer avec la fatigue, les blessures, les attentes immenses, les doutes aussi. Et pourtant, jamais il ne renonce. Il cherche simplement à retrouver ce qui l’a toujours porté : la flamme, le plaisir de nager.

J’ai été touchée par la simplicité de ce jeune homme de 23 ans. Derrière l’immense champion, on découvre quelqu’un de sensible, humble, drôle, travailleur, passionné de musique... Quelqu’un de gentil et de profondément humain qui sait s’entourer des meilleurs. 

C’est sans doute ce qui rend ce documentaire si réussi. Il ne célèbre pas seulement les victoires. Il raconte ce qu’il faut de courage pour continuer après avoir tout gagné.

Et puis vient cette toute dernière question, après les Championnats du monde de Singapour 2025, en fin de documentaire : « Es-tu heureux ? »

Mention spéciale pour la réalisation (coréalisée par son père Xavier Marchand), pour les images magnifiques ! Et pour la superbe bande originale, en collaboration avec @guillaume.alric , membre du groupe The Blaze.

Un documentaire passionnant, inspirant et profondément humain. À voir absolument ! (Et parfait pour l’été ☀️)
Qui est d’accord avec moi ?
J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… J’ai rarement autant souffert en lisant un roman… à cause d’un animal 💔
C’est peut-être une drôle de façon de commencer cette chronique, mais si je dois être honnête, c’est ce qui m’a le plus marquée.

Au-delà de ce détail qui n’en est pas un, j’ai trouvé ce roman noir extrêmement réussi.
Direction les forêts norvégiennes 🇳🇴, où une famille se retrouve pour célébrer les cinquante ans de mariage des parents. Le temps est épouvantable 🌧️ 
Autour de la table : trois enfants (désormais adultes), un beau-frère, un chien, le maître des lieux… et c’est à peu près tout.

Évidemment, rien ne va se passer comme prévu…
Très vite, ils se retrouvent isolés, piégés par les éléments, contraints de cohabiter. Pendant trois jours, les tensions montent, les langues se délient, les secrets de famille remontent à la surface et chacun révèle sa véritable personnalité… pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

J’ai adoré cette ambiance de huis clos.
Typiquement le genre de roman que j’aime : impossible à lâcher, parfaitement construit, et idéal à glisser dans sa valise cet été 📚

📖 « Vigilance orange » de Brit Bildøen, traduit du norvégien par Marina Heide - éditions Belfond.
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