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Written by carobookine on 1 octobre 2018

La vraie vie – Adeline Dieudonné

Coup de coeur

Auteur : Adeline Dieudonné

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 270

Éditions de l’Iconoclaste (29 août 2018)

La narratrice est une jeune fille de dix ans, dont on ne connait pas le prénom ; son petit frère, Gilles, a six ans.

Ils habitent une maison dans un lotissement dans lequel toutes les maisons se ressemblent, à l’exception de la leur qui est probablement la plus belle car c’était celle de l’architecte qui avait dessiné le projet.
A l’intérieur, il y a quatre chambres : une pour chaque enfant, une pour les parents, et une pour les morts. C’est la pièce interdite aux enfants dans laquelle son père conserve ses trésors de chasse. 

Il suffit parfois d’un instant pour que la routine soit brisée : une simple envie de chantilly sur une boule de glace et son monde vole en éclats ; le rire cristallin de son petit frère disparait à jamais.
Elle peut tout accepter, sauf ça. Alors, elle décide de prendre les choses en mains. Intelligente et travailleuse comme elle est, elle va trouver un moyen de modifier le passé. 

Je remercie chaleureusement l’Agence Anne & Arnaud pour la lecture du roman qui a obtenu le Prix du roman Fnac 2018. 

Invitée sur le Salon Fnac Livres le 16 septembre dernier, j’ai immédiatement eu envie de lire le roman d’Adeline Dieudonné qui venait d’être primé. D’habitude je ne suis pas trop les prix littéraires, mais là, un premier roman, une romancière à la sympathique prise de parole, et hop, il me le fallait !

TANT QU’IL Y A DE LA VIE, IL Y A DE L’ESPOIR

Il y a la vie qu’on aurait aimé avoir et celle que l’on vit. La vraie vie. Et parfois, entre les deux, il y a un monde. 

C’est exactement ce qu’Adeline Dieudonné a réussi à me faire ressentir au travers de son personnage principal féminin qui s’adresse à nous à la première personne du singulier. C’est une sensation étrange que d’être dans sa tête sans toutefois connaitre son prénom. On s’identifie, mais on garde une certaine distance. Et la romancière joue avec nos nerfs. 

Car bien entendu on s’attache très vite à ces frère et soeur qui n’ont pas besoin de grand chose pour être heureux. Elle, ce qu’elle préfère dans la vie, c’est passer du temps avec son petit frère dans une décharge de voitures abandonnées et jouer à provoquer le gardien pour s’enfuir dès qu’il apparait ; ce jeu fait rire et rire encore Gilles. Son petit frère chéri. Adoré. Il y a une sorte d’amour maternel dans leur relation. 

Certes l’accident a été traumatisant pour l’un comme pour l’autre. Mais pourquoi son petit frère a-t-il changé à ce point ? Quelle est cette faille qui s’est immiscée entre eux ? Et puis surtout, pourquoi ne rit-il plus ?

Le basculement d’une vie tient à pas grand chose.
Entre un père qui fait régner la terreur dans la maison (il est violent et brutal, dans les mots comme dans les gestes) et une mère inodore incolore (elle est là sans être vraiment là, c’est une personne qui ère dans la maison lorsqu’elle ne prend pas soin de ses chèvres), la narratrice est la seule à pouvoir sauver son petit frère. Intelligente, sérieuse et travailleuse, elle va découvrir la physique et faire du baby-sitting pour se payer des cours particuliers avec un seul et unique objectif : changer le passé dans l’espoir de retrouver un avenir meilleur. 

Malheureusement, dans la vraie vie, tout n’est pas aussi simple qu’une équation mathématique. Et nombreuses sont les variables qui vont semer d’embuches le chemin qu’elle a décidé d’emprunter.
Avec une écriture franche et incisive, Adeline Dieudonné a construit un roman ancré dans la réalité. Son héroïne (qui évolue entre dix et quinze ans) nous raconte avec maladresse parfois mais avec sensibilité toujours ce qu’elle vit, ses espoirs comme ses désillusions. 

Ce roman illustre à merveille l’expression «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir» car, même quand tout va (très) mal, il ne faut jamais se décourager. Dans La vraie vie, tout est possible. Alors, gardez le sourire. 

 

Présentation du roman aux Éditions de l’Iconoclaste

 

A propos de l’auteur :
Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka, en 2017. La Vraie Vie est son premier roman.

Instagram de l’auteure

Tags: accident, Adeline Dieudonné, espoir, faille, frère, L'Iconoclaste, premier roman, soeur, vie, violence

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📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque 📚 KARINE REYSSET & OLIVIER ADAM à la Bibliothèque de Riedisheim : c’est l’événement !

Pour fêter les 40 ans de la bibliothèque, nous ne recevons pas un, mais deux écrivains pour un Apéro-Biblio exceptionnel : Karine Reysset & Olivier Adam !

Tous deux romanciers, ils écrivent également pour la jeunesse, ont travaillé pour le cinéma et la télévision… et partagent aussi une même passion pour la poésie.

📖 Deux auteurs, deux univers, deux voix… et une vie toute entière consacrée aux mots.

Au programme : leurs derniers romans, leurs recueils de poésie, leur manière d’écrire, leurs projets… mais aussi leur quotidien de couple d’écrivains. De quoi passer une très belle soirée en leur compagnie ! 🥂

📅 Vendredi 11 septembre
📍 Bibliothèque de Riedisheim

🎟️ La rencontre est gratuite, mais sur réservation. Alors ne tardez pas à prendre vos places : https://riedisheim.notrebilletterie.fr/billets
De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
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