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Written by carobookine on 12 février 2016

Interview Yasmina Khadra

Interviews . Mes petits +

Interview

Photo prise avec les élèves du Lycée Français d’Alicante (Espagne), fournie par l’auteur.

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L’interview Carobookine : le rendez-vous incontournable pour vous lecteurs.
Chaque mois un auteur prend la parole et nous dévoile ses secrets d’écrivain.

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Yasmina Khadra

«N’est jamais seul celui qui marche vers la lumière»
icone_K5

Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est l’auteur de la célèbre trilogie contenant Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat (prix des Libraires) et Les Sirènes de Bagdad, vendue à des millions d’exemplaires. Ses titres Morituri, Ce que le jour doit à la nuit (meilleur livre de l’année 2008 pour le magazine Lire et prix France Télévisions) et L’Attentat ont été adaptés au cinéma. Les hirondelles de Kaboul fera l’objet d’un film d’animation (réalisé par Zabou Breitman) et d’un opéra lyrique en Italie.

Son dernier roman, La dernière nuit du Raïs, a bénéficié d’une sortie mondiale. Il a paru en septembre-octobre 2015 dans 10 pays, traduit en 8 langues. Une adaptation théâtrale est prévue en Italie.

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Invité à Mulhouse pour une conférence organisée par la
logo 47degNordj’ai eu la chance de le rencontrer.

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carobookine_logo_rose_ITVOfficier dans l’armée algérienne pendant 36 ans, comment êtes-vous devenu écrivain ?

Yasmina Khadra : J’ai commencé à écrire très jeune, à 11 ans. J’étais dans l’armée, et toute ma vie je n’ai jamais renoncé à cette vocation. Je suis né avec cette fascination pour le verbe et un goût immodéré pour la poésie et la littérature. Je suis venu au monde pour écrire. Le destin a voulu que mon père m’envoie dans un lycée militaire à 9 ans.
J’ai commencé à écrire sous mon vrai nom, des textes sans prétention. L’armée ne m’a jamais interdit d’écrire mais elle a tout fait pour que j’y renonce.

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carobookine_logo_rose_ITVYasmina Khadra est un pseudonyme composé des deux prénoms de votre femme. D’où vous est venue cette idée ?

Yasmina Khadra : C’est vrai que pour un arabe, prendre un pseudonyme féminin, c’est peu commun. Mais en 1988 j’ai été soumis à un comité de censure militaire. Écœuré, j’avais décidé d’arrêter d’écrire. Sans le soutien indéfectible de mon épouse, je n’aurais pas eu le courage de transgresser le règlement des armées. Mon épouse savait que sans l’écriture, j’étais voué au chagrin et à la colère. Elle m’a suggéré d’opter pour un pseudonyme. Lequel ? Elle a eu cette phrase cosmique : «Tu m’as donné ton nom pour la vie, je te donne le mien pour la postérité».
Ainsi est né d’abord le «commissaire Llob». Ensuite, j’ai continué d’écrire dans la clandestinité pendant 11 années.

Pour l’anecdote, les deux prénoms de mon épouse sont : Yamina et Khadra. C’est mon premier éditeur français de l’époque, croyant que pour un texte venant d’Algérie il devait y avoir forcément une faute, qui a a ajouté un «s».

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carobookine_logo_rose_ITVComment vous est venue l’idée d’effectuer cette plongée vertigineuse dans la tête de Kadhafi, tyran sanguinaire et mégalomane (héros de votre dernier roman) ?

Yasmina Khadra : Depuis tout petit je rêvais d’écrire mon Roi Lear, mon Antigone.
J’ai cherché très longtemps à créer un personnage tragique mais aucun ne m’a convaincu.
Finalement, je me suis dit que mon personnage existait véritablement et j’avais peut-être une légitimité à le raconter. Kadhafi s’est installé dans ma tête depuis son lynchage. Une scène d’une atrocité absolue. La victime et le bourreau se rejoignaient dans la barbarie. Dans ce règlement de compte expéditif, Kadhafi n’a pas eu droit à un procès. On lui avait confisqué la parole. Dans mon roman, j’ai tenté de la lui restituer.

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carobookine_logo_rose_ITVQui était véritablement Kadhafi ?

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Yasmina Khadra : Kadhafi est un personnage qui a marqué son époque. Enfant misérable perdu dans le désert du Fezzan, dans une tribu dépréciée par les autres tribus, Kadhafi a été le premier garçon à aller à l’école. C’est dire le dénuement qui a été le sien. Très jeune, il a subi le choc des rangs sociaux, le complexe du pauvre. Il a travaillé dur pour se donner une contenance dans un milieu hostile. Une fois officier, il a continué de subir le mépris des autres officiers à cause de ses origines bédouines. Son coup d’état conte le roi Idriss 1er était surtout une rébellion contre son propre statut d’intouchable. Devenu souverain absolu, il a cherché une place de choix dans le cercle des puissants de ce monde. Dans cette quête déraisonnable, il s’est construit un personnage trop grand pour lui qui a fini par le dévorer cru.

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carobookine_logo_rose_ITVDans votre livre il est en admiration devant Van Gogh. Kadhafi l’aimait-il vraiment ?

Yasmina Khadra : C’est une intrusion artistique de ma part. Je ne pense pas que Khadafi ait aimé ou ait été charmé par la peinture contemporaine. Van Gogh, dans mon roman, est une ligne rouge qui va donner à la chute de l’histoire une portée symbolique.

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carobookine_logo_rose_ITVAlors, finalement, Kadhafi : dictateur, mégalo ou père de la Révolution ?

Yasmina Khadra : Les trois à la fois. Mais c’est d’abord le poète raté qui a engendré les deux autres.

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carobookine_logo_rose_ITVPensez-vous et écrivez-vous en français ?

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Yasmina Khadra : Je suis arabisant de formation, j’ai fait toutes mes études en arabe, mais j’ai un rapport émotionnel, affectif avec la langue française. Pour moi, la pensée est d’abord une réaction chimique. L’écriture et la parole sont ses outils de finition. La langue française m’a beaucoup apporté. J’essaye de la mériter davantage.

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carobookine_logo_rose_ITVQuand on a écrit L’Attentat, comment vit-on les attentats survenus en France en 2015 ? Êtes-vous confiant en l’avenir ?

Yasmina Khadra : Je sais une chose : la barbarie est faite pour être vaincue. Toute l’histoire de l’humanité nous le prouve à travers les âges. L’Humanité saura toujours survivre aux cataclysmes qu’elle provoque, qu’ils soient politiques, idéologiques ou religieux.
La vie est un combat de tous les jours.

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carobookine_logo_rose_ITVSi vous n’aviez pas été Yasmina Khadra, quel auteur auriez-vous aimé être ?

Yasmina Khadra : Avant oui peut-être, j’aurais aimé être Joseph Kessel ou John Steinbeck. Mais maintenant je suis très fier de ce que j’ai fait, de qui je suis. J’ai réintégré mon élément, je suis heureux.

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carobookine_logo_rose_ITVQuelle est votre devise ?

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Yasmina Khadra : «N’est jamais seul celui qui marche vers la lumière», c’est ce qui me donne la force de faire face à l’adversité.

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carobookine_logo_rose_ITVVous qui êtes écrivain, vous arrive-t-il de lire d’autres auteurs ?

Yasmina Khadra : J’aime lire tout ce qui me tombe entre les mains. J’apprécie particulièrement la littérature russe.
Je pense à un jeune écrivain, Laurent Binet, qui m’a beaucoup touché avec son livre HHhH (acronyme pour Himmlers Hirn heißt Heydrich, signifiant le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich – aux éditions Grasset). Je suis convaincu que c’est un futur grand écrivain.

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carobookine_logo_rose_ITVQuel livre lisez-vous en ce moment ?

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Yasmina Khadra : Prières exaucées de Truman Capote, j’aime beaucoup cet auteur.

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Yasmina Khadra, je vous remercie pour votre gentillesse et le temps précieux que vous avez bien voulu m’accorder.

A très bientôt,

carobookine_logo_rose_ITV

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Caro_YK

J’ai rencontré Yasmina Khadra en janvier 2016

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Yasmina Khadra a un site officiel.

Retrouvez ma chronique sur La dernière nuit du Raïs ici

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logo 47degNord.

Retrouvez la Librairie 47° Nord sur Facebook
et ne manquez aucune rencontre avec les auteurs.

Tags: 2016, Interview, Librairie 47° Nord, Yasmina Khadra

4 comments

  • Adeline has written: 8 mars 2016 at 10 h 50 min Répondre

    Très bon interview, merci ! L’optimisme de cet auteur extraordinaire fait chaud au coeur.

    • carobookine has written: 8 mars 2016 at 14 h 25 min Répondre

      Merci Adeline ! Yasmina Khadra est un homme bon, c’était un vrai plaisir de le rencontrer.

  • Sophie Jumeauxandco has written: 26 février 2016 at 13 h 23 min Répondre

    Magnifique Interview ! félicitations et merci !

    • carobookine has written: 26 février 2016 at 14 h 32 min Répondre

      Merci ! Quelle chance j’ai eue !

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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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