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Written by carobookine on 8 mars 2016

Interview exclusive Angélique Barbérat

Interviews . Mes petits +

Interview exclusive

.

L’interview Carobookine : le rendez-vous incontournable pour vous lecteurs.

Chaque mois un auteur prend la parole et nous dévoile ses secrets d’écrivain.

  .

Angélique Barbérat

«Fais ce que tu as à faire quand tu peux le faire»

icone_K5Élevée auprès d’un grand-père russe qui la nourrissait de contes, Angélique Barbérat a toujours écrit. Voyageuse, conteuse dans des écoles, elle connaît le succès avec son premier roman L’instant précis où les destins s’entremêlent (aux Editions Michel Lafon). En 2015, on la retrouvait avec Bertrand et Lola.

Son dernier roman Lola ou l’apprentissage du bonheur est en librairie depuis le 11 février.

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carobookine_logo_rose_ITV

Lola ou l’apprentissage du bonheur est la suite de Bertrand et Lola. Est-ce vos lecteurs qui vous ont pressée de l’écrire ou aviez-vous déjà en tête d’écrire une suite ? Comment avez-vous renoué avec vos personnages ? Comment trouver une nouvelle intrigue ?

Angélique Barbérat : Oui, c’est la suite immédiate et je dirais même que c’est une réponse au premier. Il n’y a aucune interruption parce que cette histoire coule depuis 2011, depuis ce jour où je vois Lola claquer sa porte d’entrée. C’est d’ailleurs la première fois que j’écris un roman pour lequel la fin m’est inconnue. Je me laisse guider par l’inspiration et c’est une expérience créative absolument exaltante.

Ce qui se passe lors de l’écriture me surprend et me passionne tous les jours. C’est comme avancer sur un fil sans garde-fou, dans une confiance totale. Je suis stupéfaite et émue quand des éléments posés très en amont s’éclairent ou prennent une importance que je ne soupçonnais pas. En réalité, je le vis comme une aventure fascinante. J’aime penser que les personnages me confient leur histoire pour que je la fasse exister avec mes mots. Ils se présentent à moi avec leur caractère, leur âge et leur fonction…

Il y a une forme d’indiscutable qui est en réalité, la force inspiratrice.

.

carobookine_logo_rose_ITVOn dit que les personnages secondaires servent les personnages principaux. Vos romans ne font pas exception à la règle. Comment faites-vous pour leur donner cette force ?

Angélique Barbérat : Je pense que si ces personnages secondaires sont forts, c’est parce qu’ils le sont. Je ne fais que traduire leur présence, ils existent et évoluent avec les personnages principaux, ils vivent à leurs côtés mais pas comme des faire-valoir. Ils font tout simplement partie de l’histoire.

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carobookine_logo_rose_ITVVotre talent de conteuse vous aide-t-il à choisir les bons mots ? Car sinon, comment faites-vous pour nous procurer autant d’émotion ?

Angélique Barbérat : Je suis embarrassée pour vous répondre… J’ai été conteuse auprès d’un public d’enfant qui réagissait aussitôt. Je ne sais pas si cela m’a aidée, mais j’aimais beaucoup cela. L’émotion, la vraie, ne triche jamais. Elle jaillit et envahit. Elle est vivante et fait naître les mots, elle les assemble. Elle se grave dans le texte. Je la sens remonter et me saisir lors des multiples relectures.

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carobookine_logo_rose_ITVVous dites vous-même que vous avez mis beaucoup de temps avant d’accepter d’être lue. Qu’est-ce qui vous a fait passer le cap finalement (pour notre plus grand plaisir) ?

Angélique Barbérat : Avancer dans la vie et avoir des enfants. J’ai gagné en confiance. Avec eux comme témoins, je ne pouvais pas renoncer à aller au bout d’un projet.

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carobookine_logo_rose_ITVVous avez habité aux Etats-Unis pendant deux ans, et vous aimez beaucoup voyager je crois. Quelle place occupe les voyages dans votre travail d’écriture ?

Angélique Barbérat : Les voyages inspirent liberté, découvertes, rencontres, échanges, apprentissages. On regarde autour de soi, on est plus attentif et à l’écoute… J’adore même l’idée naissante du voyage ! Cette énergie qu’il y a dans le fait de partir…

Il y a quelque chose de cet ordre dans l’écriture. On se lance, on rencontre des personnages, on apprend à les connaître, on essaie de les comprendre au mieux sans les juger, on se nourrit de leur expérience, on se découvre un peu plus. On termine un roman comme on termine un voyage. On revient différent et plus riche.

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carobookine_logo_rose_ITVVous qui attachez beaucoup d’importance à la liberté d’expression, d’après vous, peut-on tout écrire ?

Angélique Barbérat : Oui. Définitivement oui. Surtout s’il s’agit de dénoncer la bêtise, la cruauté et la manipulation.

La liberté d’expression est un bien précieux qui, à mes yeux, éclaire l’homme. Elle ne le réduit pas à suivre des dogmes et des règles. Elle n’en fait pas un outil, mais une âme.

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carobookine_logo_rose_ITVQuelle est votre devise ?
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Angélique Barbérat : Fais ce que tu as à faire quand tu peux le faire.

Je la répète autant que je peux à mes enfants, et pour vous faire une confidence, je l’avais même peinte sur une porte dans notre ancienne maison. Je crois que c’était surtout pour moi…

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carobookine_logo_rose_ITVVous qui êtes écrivain, vous arrive-t-il de lire d’autres auteurs ?

Angélique Barbérat : Oui, bien sûr. Mais je lis moins quand je suis en écriture.

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carobookine_logo_rose_ITVQuel est votre dernier coup de cœur ?
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Angélique Barbérat : Un livre que ma fille aînée m’a conseillé. Meursault, contre enquête. Je suis très reconnaissante à l’auteur Kamel Daoud d’avoir écrit ce livre. D’avoir donné la parole à ceux qui ne l’ont pas eue. C’est un livre fort, qui reste et accompagne.

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carobookine_logo_rose_ITVQuel livre lisez-vous en ce moment ?
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Angélique Barbérat : Je termine L’éloge du blasphème de Caroline Fourest que j’admire pour son travail.

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carobookine_logo_rose_ITVQuestion bonus : l’interview Carobookine, c’est chaque mois un nouvel auteur qui prend la parole : un cercle d’intimes pour les abonnés Carobookine.

Vous avez joué le jeu des confidences (merci !). Maintenant c’est à vous de choisir qui vous souhaitez nous faire connaitre mieux. A qui pensez-vous ?

Angélique Barbérat : Un livre de Marie Despléchin : Sans moi qui m’a absolument bouleversée. Je n’en ai pas lu d’autre de cette auteur, mais qu’importe, parfois on sent qu’on aime un écrivain d’emblée, même pour ses livres qu’on n’a pas encore lus.

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Angélique, je vous remercie pour le temps précieux que vous avez bien voulu m’accorder.

Je vous souhaite beaucoup de succès avec Lola ou l’apprentissage du bonheur et vous dis à très bientôt,

carobookine_logo_rose

.

Angélique Barbérat est sur Facebook

Retrouvez mes chroniques sur : L’instant précis où les destins s’entremêlent et Bertrand et Lola.

Lola ou l’apprentissage du bonheur est dans ma WISHLIST bien sûr !

Tags: 2016, amour, Angélique Barbérat, bertrand, bonheur, exclusivité, femme, Interview, lola, Michel Lafon, sentiments

8 comments

  • Puy des Livres has written: 8 mars 2016 at 17 h 00 min Répondre

    Une très belle interview d’une auteur que j’ai hâte de découvrir. Son premier livre est dans ma PAL.

    • carobookine has written: 8 mars 2016 at 18 h 34 min Répondre

      Si seulement je pouvais revenir en arrière et ne pas avoir encore lu « L’instant précis où les destins s’entremêlent » pour avoir la chance de le prendre en mains pour la première fois ! Excellente lecture !

  • Martine has written: 8 mars 2016 at 14 h 44 min Répondre

    Merci et Bravo Caroline !
    Angélique Barbérat prône la liberté d’expression bénéfique pour l’humanité.
    Sa sensibilté me touche beaucoup dans cet interview.

    • carobookine has written: 8 mars 2016 at 15 h 12 min Répondre

      Et oui, on peut être une bonne auteure et une femme bien !

  • SOMMET has written: 8 mars 2016 at 10 h 38 min Répondre

    Merci pour cette interview qui m’a donné envie de lire cette auteure et retrouver cette sensibilité tant décrite…

    • carobookine has written: 8 mars 2016 at 14 h 25 min Répondre

      Merci Laure, la sensibilité est la marque de fabrique des personnages d’Angélique Barbérat, tu vas te régaler.

  • Léa Touch Book has written: 8 mars 2016 at 9 h 21 min Répondre

    Excellente interview, bravo !! 🙂

    • carobookine has written: 8 mars 2016 at 9 h 35 min Répondre

      Merci Léa ! J’aime beaucoup sa sensibilité, qui se retrouve dans ses personnages.

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De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! Ce n’est pa De ☁️ aujourd’hui, pas l’ombre d’un ! 
Ce n’est pas grave, cela ne va pas m’empêcher de vous livrer ma chronique de « La Perspective des nuages » de Françoise Bongard paru chez Hello éditions 🎨

Hiver 1974. Paris.
Thomas s’efforce de continuer à vivre après la mort de son frère jumeau. Mathieu était sculpteur, Thomas était peintre. Mais aujourd’hui, Thomas a délaissé les pinceaux. Marié à Violaine, il est devenu professeur d’Histoire de l’Art.
Et surtout, il ne va pas bien. Il a des vertiges, des maux de tête, mal aux yeux… Quelque chose ne tourne pas rond.

Line, quant à elle, habite à Paris, dans une petite chambre de bonne dans laquelle elle ne fait qu’assouvir sa passion : peindre, et peindre encore. Et ce qu’elle peint, ce sont les nuages. 
Elle ne sort presque jamais, si ce n’est pour donner un coup de main au libraire du coin.

Un homme, une femme. Deux vies qui n’ont, a priori, rien à voir l’une avec l’autre. Et pourtant, leurs destins vont finir par s’entremêler… grâce à un tableau. 
Entre Paris, Rome, la Belgique et Majorque, entre l’hiver 1974 et l’été 1975, il va s’en passer des choses. Et pas des moindres !

Si vous aimez l’art dans toute sa splendeur, les artistes et leurs inspirations parfois inexplicables, la créativité, les rencontres qui bouleversent une vie et cette obsession de faire ce qui nous fait du bien, alors laissez-vous emporter par ce livre.
Un roman dans lequel l’art, sous toutes ses formes, occupe une place immense.
Et croyez-moi : vous n’en reviendrez pas indemnes.

Et vous, quel est votre mood du jour : plutôt la tête dans les ☁️ ou les pieds bien sur 🌍 ?
🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui f 🇨🇱 Un père, une fille, le Chili… et un passé qui finit par refaire surface.

Pablo a élevé sa fille, Victoria, en France. Mais à 18 ans, celle-ci lui échappe pour retourner dans son pays d’origine à lui : le Chili.

Un pays que Pablo a quitté du jour au lendemain, après une jeunesse maquée par la dictature, la prison et l’exil. En partant sur les traces de son père, sa fille le force finalement à se confronter à son pays natal, à son passé difficile et à toutes ces peurs qui, malgré les années, ne l’ont jamais vraiment quitté.

Le roman alterne avec des passages de la vie de Pablo en France : son arrivée, la vie qu’il s’est construite avec sa femme d’abord, puis avec sa fille, qu’il a toujours tellement aimée 🥰

Une vie qui l’a mené jusqu’en Bretagne, au bord de la mer, et lui a permis de construire une relation presque fusionnelle avec sa fille. Une fille qui, bizarrement, aimait monter à cheval… comme une réminiscence de ce passé dont elle ne savait pourtant rien.

Car Pablo a voulu la protéger. Lui offrir une enfance différente de la sienne, un avenir meilleur que celui qu’il avait connu. Alors il s’est tu. Mais un jour, trop de silences, trop de mensonges par omission finissent par peser.

Sa fille part donc au Chili pour forcer son père à lui raconter son histoire. Elle espère pouvoir tirer sur une bobine de fil et soudain, tout reviendra.

J’ai trouvé ce roman superbe et très émouvant, notamment dans cette relation père/fille qui est magnifique. J’ai beaucoup aimé aussi le cas de conscience de ce père : comment protéger son enfant de ce que l’on a vécu sans, finalement, lui cacher une partie de son histoire ?

J’avais découvert Marion Brunet avec son roman ado "Plein gris" et je retrouve ici sa plume si efficace : avec peu de mots, elle réussit à faire passer énormément d’émotions. Et puis, ce titre ❤️

Conquise à 100 % par "Ne cherche pas le chaos", lu dans le cadre du Prix du roman Fnac . Et je croise très fort les doigts puisqu’il fait partie des finalistes !

💬 Et vous, vous l’avez lu ? 
#lecture #RL26 #MarionBrunet #Necherchepaslechaos #AlbinMichel @editionsalbinmichel
🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une en 🇷🇺 Une quête personnelle qui se révèle être une enquête en Russie, un pays qui fait peur, et où cette peur se transmet de génération en génération.

La narratrice, née à Moscou, est partie vivre en France avec ses parents. 
En 2011, à 20 ans, elle veut devenir comédienne dans sa ville natale. Elle intègre l’École du Théâtre National de Moscou et, pour ce faire, retourne habiter chez son grand-père. Mais maintenant qu’elle est plus grande, elle ose agir et poser des questions. À voix haute.

En pleine période d’élections législatives, elle va découvrir que les Russes vivent toujours dans la peur, les secrets et l’art de la dissimulation.

En parallèle, elle part sur les traces de son arrière-arrière-grand-père, arrêté en 1937 puis déporté. Sa vie brisée par le Goulag, il mourra en 1938 dans un camp.

📖 « …Il y a les vivants qui naissent, il y a les vivants qui meurent. Et puis il y a les morts qui naissent dans la vie des vivants. Les morts dont on ignorait l’existence et qui un jour apparaissent dans la nôtre après des années passées à l’orée de l’invisible. »

Entre silences, secrets de famille et non-dits, sur fond d’histoire politique russe, @polina_panassenko  nous livre ici un roman d’une beauté glaçante et éblouissante à la fois. Dérangeante aussi, car, comme elle le dit elle-même : « pourquoi pose-t-on des questions à ceux qui cherchent à réhabiliter leurs morts ? Et pas à ceux qui ne cherchent pas ? »

✨ Un très beau roman. Si le sujet vous intéresse.

Paru le 21/08/26 aux @editionsdelolivier 
#RL26 #lire #livre #PolinaPanassenko #Avoixhaute
🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept s 🐦 Connaissez-vous la légende irlandaise des sept siffleurs ? 🇮🇪

Fiona, Willy, Hamza. 
Trois personnages, trois pays différents, mais trois destins entremêlés par les oiseaux. 

Dans les Highlands écossais, Fiona vit avec son mari et son fils, dans la ferme familiale. Le travail est rude et une maladie dégénérative vient d’être diagnostiquée à leur ado. Lorsqu’on leur propose de réhabiliter une partie de leurs terres pour favoriser le retour d’oiseaux migrateurs menacés d’extinction, mari et femme sont loin de partager le même avis.

Willy vit en baie de Somme. Père séparé, il voue une passion absolue à la chasse au gibier d’eau. Chaque année, il guette le retour des migrateurs. Mais les temps changent, les chasseurs n’ont plus vraiment la cote et il devient plus difficile de défendre ses convictions lorsqu’elles vous éloignent de votre propre fils.

Hamza, lui, vit au Maroc. Petit dernier de la fratrie, il est le seul à habiter encore chez ses parents. Jusqu’ici, il n’a jamais vraiment été la fierté de la famille. Il serait peut-être temps que ça change…

Voilà donc un beau roman qui parle beaucoup d’oiseaux. 
Et pourtant, nul besoin d’être ornithologue pour se laisser emporter !

Colin Niel frappe fort, une nouvelle fois. Sa plume est franche, vive, authentique. Ses personnages sont cabossés, parfois enfermés dans leurs certitudes, mais jamais fatalistes. Chacun va devoir faire des choix, prendre ses responsabilités, accepter de bouger certaines lignes.
Le roman est traversé par une inquiétude bien réelle sur la disparition des espèces et notre rapport au vivant, mais il n’est jamais désespéré. Il y a même beaucoup de douceur et cette idée qu’en faisant les bons choix, on peut encore changer la suite.

Je me suis complètement laissée embarquer par ce "Septième Siffleur". J’ai même parfois eu la sensation de voler avec eux. Et je me suis sentie bien aux côtés de Fiona, Willy et Hamza, même lorsque leurs convictions n’étaient pas les miennes.

Admirative de cet auteur que j’avais découvert avec "Entre fauves", que je vous invite à lire si ce n’est pas encore fait. Ou découvrir donc cette nouvelle pépite de la RL ! 
@editionsduseuil  @colin_niel
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