Les Déracinés – Catherine Bardon

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Auteur : Catherine Bardon

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 624

Éditions Les Escales (3 mai 2018)

Vienne, 1931. A 25 ans, Wilhelm Rosenheck annonce à son père qu’il ne reprendra pas les rennes de l’imprimerie familiale. Lui, ce qu’il veut, c’est devenir journaliste. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, il reçoit la bénédiction de son père qui pose une condition : qu’il mette toute son âme, toute sa détermination et toute son intelligence au service de sa vocation. 

Avril 1932, lors d’une soirée mondaine, il rencontre Almah Kahn. Comme une évidence, il en tombe éperdument amoureux. Si leurs sentiments réciproques leur donne la fougue nécessaire pour s’engager dans une vie à deux, leur avenir est quant à lui compromis avec la montée en puissance du régime nazi. Ils tiendront jusqu’à l’Anschluss, en mars 1938, lorsque Hitler annexe l’Autriche au Reich ; désormais, rien ne va plus. Ils savent qu’ils sont condamnés à l’exil. 

Je remercie les Éditions Les Escales pour cette magnifique découverte !

Savez-vous qui est cette femme en photo sur la couverture du roman ? 
J’ai rencontré Catherine Bardon le week-end dernier et elle m’a fait une confidence : ce n’est pas tant qui elle est qui importe mais l’énergie et la joie de vivre communicatives qui l’ont convaincue. 

Quand on aime passionnément un roman, ce n’est vraiment pas simple d’en parler mais en trois mots, je dirais : histoire, amour, espoir

L’histoire donc car le roman est très documenté sur une période finalement peu connue de l’Histoire au coeur de la seconde guerre mondiale. En tout cas vue d’un autre angle, celui des juifs viennois qui ont vécu des atrocités avant même la déclaration de la guerre mondiale (et envers qui aucun pays « allié » n’est venu en aide). Et ce besoin irrépressible d’émigrer aux Etats-Unis. Même si c’est finalement en République Dominicaine qu’ils vont se retrouver, repartir de zéro et tenter de créer leurs racines. 

Ce n’est pas en regrettant le passé qu’on le fait revivre. Il n’y a que le présent qui se construit et il se réinvente à mesure que le passé lui cède la place. 

 

L’amour, car c’est avant tout l’histoire d’Almah et de Wilhelm, amoureux fous l’un de l’autre, qui traverseront bien des épreuves mais tenteront par tous les moyens de tenir le cap. L’expression « l’amour peut soulever des montagnes » prend ici tout son sens. L’amour entier, vrai et dévastateur. 

Être avec elle, c’était vivre pleinement chaque minute, et un jour sans la voir était un jour vécu en vain. Elle était la pièce manquante du puzzle de ma vie, celle qui lui donnait tout son sens et sans laquelle l’image n’en aurait pas été lisible. 

 

Enfin, l’espoir car sans espoir l’homme n’est rien. Sauf que cette fois, c’est Almah, cette femme battante, avant-gardiste, qui trouvera même au plus profond du désespoir l’énergie vitale pour s’en sortir. Garder espoir. Croire en leur liberté. Défendre leurs idéaux. Et communiquer cette énergie positive à son mari. Souvent, c’est elle qui a pris les décisions importantes dans leur vie et sans elle, Wilhelm n’aurait pas réussi de la même façon. 

Tout juif est une lettre, toute famille un mot et toute communauté une phrase.

 

En fait, c’est bien simple, pour bien saisir toute la splendeur de ce roman, il faut le lire : des cafés viennois des années 30 aux plages des Caraïbes, voici une fresque romanesque inoubliable !

 

Présentation du roman aux Éditions Les Escales

 

A propos de la romancière :
Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle a écrit des guides de voyage et un livre de photographies sur ce pays, où elle a possède nombreuses années. Elle vit à Paris et signe avec Les Déracinés son premier roman.

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