La vraie vie – Adeline Dieudonné

0 Permalink 0

Auteur : Adeline Dieudonné

Genre : Premier roman

Nombre de pages : 270

Éditions de l’Iconoclaste (29 août 2018)

La narratrice est une jeune fille de dix ans, dont on ne connait pas le prénom ; son petit frère, Gilles, a six ans.

Ils habitent une maison dans un lotissement dans lequel toutes les maisons se ressemblent, à l’exception de la leur qui est probablement la plus belle car c’était celle de l’architecte qui avait dessiné le projet.
A l’intérieur, il y a quatre chambres : une pour chaque enfant, une pour les parents, et une pour les morts. C’est la pièce interdite aux enfants dans laquelle son père conserve ses trésors de chasse. 

Il suffit parfois d’un instant pour que la routine soit brisée : une simple envie de chantilly sur une boule de glace et son monde vole en éclats ; le rire cristallin de son petit frère disparait à jamais.
Elle peut tout accepter, sauf ça. Alors, elle décide de prendre les choses en mains. Intelligente et travailleuse comme elle est, elle va trouver un moyen de modifier le passé. 

Je remercie chaleureusement l’Agence Anne & Arnaud pour la lecture du roman qui a obtenu le Prix du roman Fnac 2018. 

Invitée sur le Salon Fnac Livres le 16 septembre dernier, j’ai immédiatement eu envie de lire le roman d’Adeline Dieudonné qui venait d’être primé. D’habitude je ne suis pas trop les prix littéraires, mais là, un premier roman, une romancière à la sympathique prise de parole, et hop, il me le fallait !

TANT QU’IL Y A DE LA VIE, IL Y A DE L’ESPOIR

Il y a la vie qu’on aurait aimé avoir et celle que l’on vit. La vraie vie. Et parfois, entre les deux, il y a un monde

C’est exactement ce qu’Adeline Dieudonné a réussi à me faire ressentir au travers de son personnage principal féminin qui s’adresse à nous à la première personne du singulier. C’est une sensation étrange que d’être dans sa tête sans toutefois connaitre son prénom. On s’identifie, mais on garde une certaine distance. Et la romancière joue avec nos nerfs. 

Car bien entendu on s’attache très vite à ces frère et soeur qui n’ont pas besoin de grand chose pour être heureux. Elle, ce qu’elle préfère dans la vie, c’est passer du temps avec son petit frère dans une décharge de voitures abandonnées et jouer à provoquer le gardien pour s’enfuir dès qu’il apparait ; ce jeu fait rire et rire encore Gilles. Son petit frère chéri. Adoré. Il y a une sorte d’amour maternel dans leur relation. 

Certes l’accident a été traumatisant pour l’un comme pour l’autre. Mais pourquoi son petit frère a-t-il changé à ce point ? Quelle est cette faille qui s’est immiscée entre eux ? Et puis surtout, pourquoi ne rit-il plus ?

Le basculement d’une vie tient à pas grand chose.
Entre un père qui fait régner la terreur dans la maison (il est violent et brutal, dans les mots comme dans les gestes) et une mère inodore incolore (elle est là sans être vraiment là, c’est une personne qui ère dans la maison lorsqu’elle ne prend pas soin de ses chèvres), la narratrice est la seule à pouvoir sauver son petit frère. Intelligente, sérieuse et travailleuse, elle va découvrir la physique et faire du baby-sitting pour se payer des cours particuliers avec un seul et unique objectif : changer le passé dans l’espoir de retrouver un avenir meilleur

Malheureusement, dans la vraie vie, tout n’est pas aussi simple qu’une équation mathématique. Et nombreuses sont les variables qui vont semer d’embuches le chemin qu’elle a décidé d’emprunter.
Avec une écriture franche et incisive, Adeline Dieudonné a construit un roman ancré dans la réalité. Son héroïne (qui évolue entre dix et quinze ans) nous raconte avec maladresse parfois mais avec sensibilité toujours ce qu’elle vit, ses espoirs comme ses désillusions. 

Ce roman illustre à merveille l’expression «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir» car, même quand tout va (très) mal, il ne faut jamais se décourager. Dans La vraie vie, tout est possible. Alors, gardez le sourire. 

 

Présentation du roman aux Éditions de l’Iconoclaste

 

A propos de l’auteur :
Adeline Dieudonné est née en 1982. Elle habite Bruxelles. Dramaturge et nouvelliste, elle a remporté grâce à sa première nouvelle, Amarula, le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a publié une nouvelle, Seule dans le noir aux éditions Lamiroy, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka, en 2017. La Vraie Vie est son premier roman.

Instagram de l’auteure

No Comments Yet.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *