Au motel des pins perdus – Katarina Bivald

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Auteur : Katarina Bivald

Genre : Roman étranger

Nombre de pages : 576

Éditions Denoël (7 février 2019)

Henny Broek habite Pine Creek, une petite ville perdue dans l’Oregon. Elle travaille et habite au Motel des Pins perdus, avec sa meilleure amie MacKenzie.

A 37 ans, alors que Michael, son amour d’enfance, ressurgit, elle est renversée par un camion. Elle meurt sur le coup. 

Le quatrième larron de leur bande d’ados, Camilla, revient au motel pour l’enterrement d’Henny. Mais bizarrement, alors que tout le monde est de retour, Henny ne peut se résoudre à les quitter. Aussi, même si son fantôme est invisible inaudible, elle rôde avec l’intention de faire du bien.  

Je remercie les Éditions Denoël pour la lecture en avant-première du nouveau roman de Katarina Bivald. 

D’entrée de jeu, Henny meurt. Elle, cette jeune femme qui vivait simplement, était toujours à l’écoute, sympathique et souriante. Pourquoi cela lui est-il arrivé à elle ? Ses amis sont dévastés, son père aussi.

Ce qui est étrange, c’est d’assister à tous ces événements dans la peau d’Henny car si elle est morte, elle est néanmoins toujours là, observe les uns et les autres, donne son avis, intervient dans la discussion (même s’ils ne l’entendent pas). La situation est très déstabilisante. Au moins au début, après c’est comme tout on s’habitue. 

Je fais partie de ceux qui avaient beaucoup aimé La Bibliothèque des coeurs cabossés, puis j’ai lu Le jour où Anita envoya tout balader.
Katarina Bivald est à mes yeux une valeur sûre dans le roman qui fait du bien. Car, au travers de personnages qui pourraient être vous et moi, elle réussit à nous faire passer des messages vrais, profonds et rassurants : profiter de la vie tant qu’on est vivant (cela peut passer pour un pléonasme mais c’est le fil rouge du roman), aimer les choses simples, être à l’écoute de la nature et de ses amis, etc. 

La vie n’est pas faite que de choses positives. Mais elle est faite pour être vécue. 

 

Ma lecture a été à la fois passionnante et frustrante.
D’une façon ou d’une autre, comme on est dans un roman, j’avais l’impression que si Henny faisait tout ce cirque, c’est qu’elle n’était pas vraiment morte. Mais en réalité, si. Et ce qui est terrible, c’est que sans plus pouvoir exister elle réussit le petit miracle que les uns et les autres se réapprivoisent. Car si leurs convictions ont autant divergé que leurs chemins, ils se retrouvent en un seul et même endroit et n’en restent pas moins liés par un amour véritable et sincère.

Et que c’est bon !
Car, comme Henny, le lecteur se retrouve en dehors du cercle tout en en faisant partie. Du coup, on évolue au rythme des personnages et on se sent mieux (c’est un roman feel-better finalement !).  

 

Présentation du roman aux Éditions Denoël

 

A propos de l’auteur :
Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd’hui, elle vit près de Stockholm, en Suède, avec sa sœur. La Bibliothèque des cœurs cabossés, son premier roman, a été traduit dans plus d'une vingtaine de langues.

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